Les terres de Mystras


 
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 MYSTRAS: Tome 1

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Drambam
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Drambam

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MessageSujet: MYSTRAS: Tome 1   MYSTRAS: Tome 1 Icon_minitimeJeu 20 Sep - 13:23

MYSTRAS


Tome 1: (je n'ai pas encore de titre en tête, ça n'est q'un prototype pour le moment)


Une ancienne légende prétend qu'autrefois; par dela les terres, par dela les montagnes, les océans, et ses vagues imdomptables, existait un univers de merveilles. Ce monde fabuleux portait le nom de Mystras. Peuplé de nombreuses creatures, des plus typiques comme les humains jusqu'aux mysterieux mandibus, en passant par les dragons et les elfes; Mystras vit une epoque médiévale, et parsemée de magie. Et c'est en ces temps incroyables que certains courageux se convertisssent dans le metiers d'aventurier, afin d'étancher leur soif de découvertes. C'est aussi le temps des grands conflits, entre peuples, entre races, entres freres... De la peur et de l'intolérance. MAIS, existe en ce monde des personnes dont la valeur, le dévouement et l'opiniâtreté l'emportent sur les croyance et les superstitions, qui les poussent a former des groupes avec d'autres individus dotés des mêmes qualités;qu'importe leur race, leur sexe, et leur origine. Et c'est cela qu'on appelle un aventurier.

L'aventure, c'est laisser tout derrière soi et partir sans se retourner. C'est en suivant ce chemin qu'on accède à l'émerveillement et au dépassement de soi. Partir à l'aventure et, certes, dangeureux, mais de fabuleuses récompenses attendent ceux qui auront le courage de se lancer.



Chapitre 1: Souvenirs


L'obscurité et le silence laissèrent progressivement place à une lumière jaune, accompagnée par la mélodie des oiseaux. Tout était d'abord flou, puis au bout de quelques secondes, les contours et les reliefs se dessinèrent parfaitement. Drambam sortait de son long sommeil. Il cligna plusieurs fois des yeux afin de s'habituer a cette lumière, puis poussa sa couverture et se leva. Il avait tout de la silhouette d'un homme, mis a part un détail. Une queue poilue remuait derrière lui. L'ensemble de son corps était d'ailleurs recouvert de poils. Ces derniers étaient gris rayés de noirs, dans leur integralité. Ces motifs étaient bien naturels, bien qu'ils paraissent trop bien dessinés pour être vrais. Pour finir, de longs et fins poils clairs dépassaient de chacunes de ses joues: des moustaches. Celles ci semblaient davantage appartenir à un chat plutot qu'a un humain. Drambam était un Félin, une des etranges races du monde de Mystras.
La légende raconte que des humains vivants dans le desert vouaient un culte au chat. Un jour un sorcier maléfique jeta un sortilege, invoquant une armée de démons qui attaqua la cité des humains. Vaillants, ces derniers combattirent toute la nuit pour défendre leurs compagnons à quatres pattes. Au lever du jour, quand tous les démons furent vaincus, les dieux transformèrent ces hommes qui avaient été si braves, en créature poilues, pourvus de griffes et de crocs, et capables de sauter sur une très longue distance.

Et Drambam faisait effectivement partie de cette race. Il fit quelques pas, s'étira longuement tout en soupirant, avant de s'approcher de la fenêtre située à sa gauche.
Il vit une grande sphere éblouissante à l'horizon, tandis qu'il baignait dans sa lumière. Le jour se levait. A l'exterieur, la ville de Trisidor s'eveillait doucement elle aussi. Drambam nota également l'abscence de nuages. Or donc c'est avec bonheur qu'il prévoyait une journée paisible et ensoleillée. Ce ciel au bleu pur et ce soleil implaccable lui rappelait son foyer, et c'est avec nostalgie qu'il se mit à penser à sa famille. Il vivait autrefois dans son village natal avec sa famille. Son père, sa mère, mais aussi ses trois petits freres, sans oublier sa petite soeur. Du haut de ses vingt-sept ans, Drambam était l'ainé de la famille. Il vivait autrefois dans sa petite propriété, non loin de la maison familiale, où il s'entrainait avec son père Espiling au maniement des armes et à certains arts martiaux. Le village était un petit coin tranquille au coeur du desert de Mystras. Non loin d' Al'Nahala, la majestueuse cité des félins. Le climat y etait evidemment très chaud et sec, ceola dit les felins éprouvent une remarquable resistance à la deshydratation. Et bien que cela soit surprenant, ils répugent le contact avec l'eau (surtout froide) c'est pourquoi leur boisson de prédilection reste le lait.

Le sons des cloches sortit subitement Drambam de ses pensées. Huit heures sonnaient. Le félin ota sa chemise et son pantalon, pour mettre quelque chose de plus approprié à la ville. Il enfila une chemise noire doublée d'un pourpoint de cuir, indispensable pour encaisser les coups et le froid du dehors. Ainsi qu'un pantalon simple. Puis mis les pieds dans ses bottes de cuir. Le noir était la couleur dominante de sa garde robe, Drambam aimait en effet beaucoup le noir.

Après un frugal petit déjeuner et un leger rangement, il retourna dans sa chambre et se dirigea calmement vers un mur tout près de son lit. Deux sabres y étaient accrochés, soigneusement rangés dans des fourreaux assortis. Il les décrocha tous les deux et les plaça dans son dos, attachés de telle sorte qu'ils ne puissent pas bouger. Toujours sortir en possession d'une arme était à son habitude. C'était la leçon que ses aventures lui avaient appris. Une pensée lointaine lui vint à l'esprit tandis qu'ils caressait le délicat fourreau de ces armes tranchantes. Celle de son père qui lui enseignait le combat. Ayant été un fougueux aventurier en son temps, le félin qui engendra Drambam connaissait les dangers de ce monde, et s'efforçait d'y préparer ses enfants. Il y à plusieurs mois Drambam et son paternel s'entrainaient dans une pièce aménagée en dojo.

Espiling, le nom du père de Drambam, se tenait au centre du dojo de fortune, ces sabres à la main. Drambam se trouvait à quelques mètres en face de lui, silencieux.

"-Drambam!" Appela t'il, sur de lui.

-"Euh oui, père?

-Tu vois ces beaux sabres? Je t'avais promis de te les donner un jour si tu était vainqueur d'un duel contre moi. Tu te souviens ?"

Drambam avait comme senti à ce moment là son coeur faire un bond dans sa poitrine.

"-L'heure est venue! Il va falloir te battre.

-Soit, donnes moi une arme.

-Non. Cette fois tu te battras avec nul autre armes que celles dont ton corps dispose."
Drambam remarquait la sagesse qui se dégageait de tels propos.

"-Allez, bats toi!"
Il advint donc que Drambam et son père combattirent à mains nues. Ce jour là Drambam réussit à arracher une dure victoire face à son père, et empocha les tant désirés sabres! Ce n'est que peu de temps après qu'il quitta sa ville natale pour un long voyage qui le mena ici, ,à Trisidor.

Après quoi il ouvrit un tiroir de sa commode pour y sortir une courte dague. Il la saisit avec complaisance et la glissa dans un coin de sa botte.
Drambam passa la porte de sa maison, la referma, et partit après l'avoir fermé. Vue de dehors, sa maison était d'une modestie répandue, une de ces petites maisonnettes de pierres qu'on trouvait en abondance dans toute le quartier Ouest de Trisidor. C'etait le quartier pauvre de la ville.

Drambam commença sa balade dans les rues de la ville, croisant de nombreux autres habitants qui souvent le fixaient étrangement. Il n'était en effet pas chose courante de rencontrer des félins à Trisidor, et bien que généralement tolérants, les humains s'interrogeaient. Il est vrai que la race de Drambam avait d'incroyables particularités, à commencer par leurs noms. Ces dernies sont souvent très long et composés du nom de famille, du père, de la mère et de l'individu, voir même davantage. Le nom complet de Drambam, par exemple, était Espiling Drambam Boeigage Wondega Tulumtum Faderage Movera.

Voila plusieurs mois qu'il avait quitté sa famille vivants dans les contrées sabloneuses du Desert de Mystras, Au Sud-Est du continent. C'était une longue et douloureuse histoire, mais Drambam y repensait souvent durant son pélérinage quotidien. Au cours de son voyage dans le desert, il avait fait la connaissance d'un autre félin. Il était avide du même esprit aventureux qu'était celui de Drambam. C'est alors tout naturellement qu'ils décidèrent de faire équipe. Mais alors qu'ils enquétaient ensemble sur un mysterieux vol qu'ils futent attaqués par un groupe de bandits en surnombre. Malheureusement le destin a voulu que son nouveau camarade, perisse dans la bataille. Drambam a été contraint de faire ce qu'il n'aurait jamais pensé faire: fuir. Après la honte et le déséspoir que lui avaient infligé cette action indigne, il se promit à lui même de ne plus fuir ou abandonner tant qu'il reste une once d'espoir. Il ne parla jamais à quiconque de cette mésaventure, et s'efforce d'oublier le nom de celui à qui il a causé tant de mal. Il sait pourtant que ce nom restera gravé dans son esprit jusqu'a ce qu'ils rejoigne ses ancêtres lui aussi.

Il dut sortir de ses pensées en appercevant la porte de la taverne de Choperemplie. Sans preter attention à l'humour relatif de ce nom, il poussa la porte d'entrée.
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Drambam
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Drambam

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MessageSujet: Re: MYSTRAS: Tome 1   MYSTRAS: Tome 1 Icon_minitimeLun 8 Oct - 14:55

La porte grinça légérement lorsque Drambam l'ouvrit. La tranquilité du dehors laissa subitement place à l'ébauche de la taverne. Celle ci était déja bien occupée malgrès l'heure matinale. Plusieurs tables et chaises de mauvaise facture étaient disposés en désordre un peu partout dans la pièce. Au fond, deux hommes trappus se défiaient au cours d'un bras de fer. Les gens regardèrent le félin s'approcher du comptoir.
Ce n'est qu'en arrivant assez près que Drambam put voir que quelqu'un se trouvait derrière le comptoir de bois usé.

"-Ah tiens, salut le minou. Qu'ess tu bois?"

Drambam s'était habitué à ce surnom malpoli à la longue. Beaucoup de gens qui ne connaissaient pas (ou n'arrivaient pas à prononcer) son nom l'appelaient d'ailleurs comme ça. Maintenant il accepte la plaisanterie, mais la première fois que quelqu'un avait osé l'appeler comme ça, cela s'était terminé en violente bagarre. Drambam sourit à la pensée de la raclée qu'il avait administré à celui qui avait profané le nom de sa race. Mais un bruit désagréable le sortit rapidement de ses pensées.

"-Hé tu veux quoi?!" Demanda le tavernier, visiblement agacé de n'être que le cadet des préocupations de Drambam

"-Oh désolé, une bière, merci." La voie aigué de Drambam laissait echapper un accent, particulièrement audible au niveau des ' r ' qu'il roulait sans arrêt. Cet accent bien que la cible de moquerie montrait bien son origine differente et son originalité.

-D'accord!"

Le tavernier tourna les talons , se dirigea vers un des grands barils de bois qui se situaient derrière lui et actionna un robinet à la base de ce baril. Un liquide doré et mousseux jaillit du robinet pour atterrir dans un gobelet de bois placé dessous.

"-Une bière, une!" Déclara le tavernier sans aucun état d'âme en laissant le gobelet rempli à la porté de Drambam.

Ce n'est pas pour se saouler que Drambam se rendait dans les tavernes régulièrement, mais bien pour trouver du travail. Les aubergistes et taverniers entendent beaucoup de rumeurs, et ces rumeurs contiennent toujours un fragment de vérité. Comment prendraient t'elles forment autrement? Le tout était de discuter et de soutirer quelques informations.

"-Comment vont les affaires?" Demanda Drambam, engageant la conversation.

"-Pas trop mal. J'ai légèrement amélioré la recette originale de la bière. T'as vu, c'est bien plus fruité hein?

-Je me disais bien qu'elle avait quelque chose de meilleur!" Mentit Drambam. Il commençait à le mettre en confiance. Et bluffer était une des meilleurs techniques qui soient pour cela.

"-Tu sais minou, jt'aime bien. Au moins t'es plus reconnaissant que ces saletés!" Chuchota le tavernier en regardant d'un mauvais oeil les autres clients.

"-A propos de reconnaissance. Tu connaitrais pas quelqu'un qui ait besoin d'aide?

-Hum... attends. J'ai entendu cette histoire de statuette magique et de comte... N'importe quoi!"

Une statuette magique? Un comte? Voila qui avait l'air tout à fait allechant. Si cette histoire était fondée, ce serait peut être son jour de chance.

-Vraiment?" Demanda Drambam, en faisant mîne de ne pas s'y interesser." Qui t'as raconté une chose pareille?

-Khart, l'écuyer. Il dit l'avoir lu sur une affiche. Plantée à la porte du manoir qui appartient au comte Archimemmon. Idioties, il sait à peine lire!"

Drambam prit un air amusé avant de se préparer à filer.

"-Oh, le temps passe! Je dois y aller."

Drambam vida d'un trait ce qui lui restait de bière et reposa le gobelet devant le petit homme.

"-Combien je te dois?

-Deux gozs."

Drambam attrapa une bourse qui pendouillait à sa ceinture et en retira deux pièce plaquées de cuivre qu'il déposa en évidence sur le comptoir avant de s'en aller.

"-Au revoir et merci!" Lança t'il avant de passer la porte. Il tenait enfin une piste. Il lui fallait trouver ce comte mais cette journée commençait décidément à lui plaire...

Il y avait nettement plus de monde dans les rues à présent, mais qu'importe. Drambam se rendit au quartier Nord, celui des hommes fortunés de la ville. Il était sur d'y trouver le comte en question. Il finit au bout de vingt minutes de recherches acharnées par trouver une grande deumeure qui s'avérait appartenir à un certain 'Béorix Archimemmon' Si l'on en croyait la plaque de metal où ces lettres étaient sculptées.
Drambam remarqua rapidement qu'une affiche était clouée à la porte de bois. Drambam commença alors à la dechiffrer. Le problème était que ses compétences en lécture de la langue des humains étaient également assez rudimentaires.

"O-oyez, oyez! Qui osera s'aventurer hors des murs de la ville pour offrir au compte Archimemmon son tant désiré présent: La statuette de Barbouillage. Quiconque aura assez de courage pour sur surme, euh surmonter cette quête se verra att-attribu-buer une grande ré-ompense en gozs." lut le félin à voix haute.

Drambam se racla la gorge et épousseta ses vêtements, afin de paraître plus présentable. Ce n’est qu’après qu’il donna trois coups secs sur le bois précieux de la porte.
Il ne fut pas surpris de voir au bout de quelques secondes la porte s’ouvrir pour dévoiler un humain au visage sérieux, vêtu d’une veste blanche immaculée doublée par une veste noire; et d’un impeccable pantalon tout aussi noir. A coup sur, il devait s’agir d’un majordome.

« -Vous désirez monsieur ?

-Je désire parler au comte Archimemmon, au sujet de sa demande. » Dit Drambam en pointant de l’index l’affiche sur laquelle était écrite la proposition du comte.

Le majordome resta longtemps silencieux, et sonda Drambam du regard, tout en frottant son menton dépourvu de barbe.

« -C’est d’accord. » Admit il finalement. « Suivez moi. »

Drambam marcha dans les « traces » du domestique et traversa de nombreuses pièces incroyables, notamment un grand couloir finement meublé et dont les murs étaient couverts de tableaux. Plus particulièrement des portraits, représentants des hommes et des femmes vêtus d’or et de tissus précieux.
Ils arrivèrent finalement à un escalier de pierre, taillé au millimètre près, et qui montait en colimaçon jusqu’au deuxième étage.

«-Qui dois-je annoncer? » Demanda l’homme.

« Drambam, d’Al-Nahala. »

Drambam devina la stupeur du majordome à l’ expression de son visage. La ville natale de Drambam était pourtant semblable à toute ville dans le monde, avec ses particularités bien sur…

« -Ne m’en veuillez pas monsieur si je vous annonce simplement en tant que messire Drambam!

-mais je vous en prie! » accepta Drambam en se retenant de rire.

Ils montèrent tous les deux l’escalier qui les conduisirent dans une grande salle munie d’un tapis somptueux et aux motifs variés et colorés. Au fond de la pièce se tenait une personne corpulente assise dans un siège qui semblait bien confortable. Ce dernier s’apparentait d’ailleurs davantage à un trône qu’a un simple fauteuil. Le comte se tenait là; quelques mètres devant Drambam, il ne portait que des habits extrêmement voyants; fourrures, or, tissus exotiques et parures singulières étaient de rigueur; sans compter évidemment les innombrables bagues et anneaux qu’il portait aux doigts.

« -Messire Drambam, désire s’entretenir avec vous concernant votre offre, maître. » Déclara le domestique.

« Bien. Laissez nous. Mais prenez lui ses armes, on ne sait jamais. »

Le majordome s’approcha de Drambam, les bras tendus comme pour recevoir un présent. Le félin n’aimait pas se séparer de ses sabres qui ont une si grande valeur sentimentale à ses yeux. Cependant il devait se soumettre sous peine de gâcher sa toute première quête. C’est donc avec le cœur lourd qu’i dégaina les deux sabres; Coup-rage et coup-tôt; pour les remettre au majordome qui quitta les lieux peu après. A présent, Drambam était seul, et confronté au comte Archimemmon.

« -Approche. » ordonna le comte, en se levant.
Drambam obtempéra et s’arrêta juste devant Béorix.

« -Alors comme ça tu veux m’aider? Hum… tu m’as l’air plutôt jeune pour aller accomplir une telle mission. Penses tu avoir l’étoffe d’un héros?

-Non, comte. » répondit immédiatement Drambam. «En revanche, je pense avoir la fourrure d’un héros! »
Le comte se mit à rire à gorge déployée devant le fin jeu de mots que venait de sortir Drambam sur sa qualité de félin. Cette petite plaisanterie de départ semblait avoir fait son effet.

« -Très spirituel! » Lâcha Béorix, encore amusé. « Bon je vais te confier la quête, personne n’avait réussit à me faire rire comme ça depuis bien des mois!
Alors écoute bien. Je recherche depuis des années une très ancienne statuette: la statuette de Barbouillage! On dit que cette relique fut brisée en trois parties voila bien longtemps. Aujourd’hui, trois frère nain se partagent la statuette et chacun en détient un morceau . Les trois frères nains qui la détiennent vivent par sécurité dans des lieux différents les uns des autres. Regarde! »

Le comte Béorix tira de sa longue manche un parchemin enroulé, qui une fois déroulé s’avéra être en réalité une carte de la région. On pouvait clairement lire le mot ’Trisidor’ au milieu du parchemin. Drambam remarqua également trois marques dessinées à l’encre, en forme de croix. Elles étaient situées au Nord et au Nord-Ouest de la ville de Trisidor.

« -C’est ici que tu trouveras le socle de la statuette. » poursuivit le comte; « dans le manoir de Grisendole. » Il montra avec son index une croix située au Nord de la ville.
« Ensuite, tu iras à cet endroit pour trouver le corps de la statuette. » Il montra la deuxième croix, elle se trouvait plus à l’Est de la précédente, « les égouts de Dolménir. Enfin, en te rendant à cet endroit, le bosquet de Barbouillage, tu devrais rencontrer la tête de la statuette. » Il montra l’ultime croix qui se trouvait bien plus à l’Est que les deux précédentes. « Tiens, prends la carte et tâche de la rapporter en bon état! A propos, tu ne comptes pas y aller seul, j’espère. » Il chuchota à l’oreille de Drambam, « car sinon il se pourrait bien que ta carrière d’aventurier se termine prématurément!

-Je ne vous décevrez pas monsieur! » conclut Drambam avec fierté, tout en s’agenouillant aux pieds du comte.

« -Bien, et n’oublie pas: quand la statuette sera à moi, les dix milles gozs te reviendront de droit! »

Le comte approcha son poing du visage de Drambam, qui comprit rapidement ce qu’il devait faire même s’il n’était pas du tout partisan de cette coutume humaine. C’est alors avec un sentiment de déshonneur que Drambam déposa un baiser sur une des bagues à la main du comte. Ce dernier releva le félin.

« -Va à présent! »

Drambam fit le chemin inverse pour sortir du manoir du comte. Il pensa bien sur a récupérer ses précieux sabres des mains du majordome avant de quitter la bâtisse.
Grisé par l’action et par l’appât du gain, Drambam projeta de partir le jour même vers la première destination. Le félin mit alors cap sur sa demeure pour se préparer. Il scruta la carte tout au long du voyage . En examinant la légende et la distance sur la carte, Drambam se dit qu’il ne lui faudrait que trois ou quatre jours pour faire récupérer la statuette entière et revenir à Trisidor.

Drambam rentra rapidement chez lui et se prépara activement à affronter cette nouvelle aventure. Il était méticuleux dans ses préparations car c’était une partie cruciale de l’aventure. Il prépara donc nourriture et habits pour environ une semaine, juste au cas où. De même il prévit une couverture, et nombre d’outils qui peuvent s’avérer très intéressants Parmi ceux là il choisit une corde de plusieurs mètres, plusieurs tiges de métal aux formes différentes pour crocheter les serrures fermées, une petite « pierre à feu », quelques morceaux de tissus épais qui, enroulés autour de l’extrémité d’un bout de bois, font une bonne torche. Une grande gourde pleine, et quelques couteaux, et une étrange fiole contenant un liquide ressemblant à du miel, mais en moins visqueux.

Il termina son sac aux environs de midi. Il se mit alors à table et avala un consistant repas. Une fois la table débarrassée le félin attrapa son grand sac à dos, et un bâton de marche caché sous son lit. Il était fin prêt pour son voyage.
En tournant la clef dans la serrure pour fermer sa maison, Drambam eut un pincement au cœur. Malgré l’excitation une partie de lui était pleine d’appréhension à l’idée de ne plus jamais revenir de ce voyage périlleux.

Il se mit alors en route vers les portes Nord de la ville pour atteindre sa première destination: le manoir de Grisendole.
Le destin voulut que ce jour là, Drambam passa devant le temple dédié à Helm, le dieu de la protection. Il n'eut pas le temps de s'intéresser aux personnes qui se trouvaient là mais il remarqua rapidement qu'une personne le suivait. Il s'agissait d'un humain assez grand aux cheveux blonds, portant une grande robe blanche . A l'évidence il s'agissait d'un prêtre.
Après plusieurs mètres, Drambam, las de cette filature, se retourna. Le visage de l’homme qui le précédait était certes, agréable mais il n’avait pas vraiment le temps de faire la causette!

"-Que puis-je pour vous?" Demanda t'il en gardant son calme.

"-Euh pardon messire mais, je n'ai jamais vu un humain aussi poilu que vous...

-C'est normal" Répondit Drambam."Je suis un félin et non un humain."

Drambam remarqua au passage un détail troublant concernant la voix de son interlocuteur. Celle ci n'était pas celle d'un homme normal. Elle déraillait par moment, passant de l'aigu au grave ce qui rendit Drambam mal àl'aise.

"-Vraiment?!" Répondit l'homme à l’étrange voix. "Je n'avais jamais vu de félin avant. Ta race est magnifique

-Oui, merci mais... Si vous voulez bien m'excuser j'ai beaucoup de travail et je suis préssé.
-Attendez!" Cria le prêtre alors que Drambam se préparais a tourner les talons. « Je suis un prêtre du dieu Helm, et j'ai pour mission d'aider les faibles. Or tu as l'air d'avoir besoin d'aide. »

Drambam n'appréciait pas d'être déjà tutoyé, mais il se souvint des paroles du comte, "ne partez pas seul". Après tout deux aventuriers valent bien mieux qu'un.

"-Soit, j'accepte.

-C'est formidable, je vais vivre une vraie aventure!

-Comment vous... euh t'appelles tu, prêtre de Helm?

-Stronc." Répondit l'homme.
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Efrit
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MessageSujet: Re: MYSTRAS: Tome 1   MYSTRAS: Tome 1 Icon_minitimeVen 19 Oct - 6:37

Chapitre III
Vers le manoir



Drambam et son nouvel ami Stronc avaient alors quitté la ville dans l’après midi et Drambam espérait pouvoir parcourir la vingtaine de kilomètres qui les séparaient du fameux manoir de Grisendole avant la tombée de la nuit. Le félin et l’humain eurent tout le temps de discuter pendant le trajet. Drambam remarqua d’ailleurs quelque chose d’effrayant chez son camarade. Il n’en était pas persuadé mais Stronc semblait avoir un goût plutôt prononcé pour les individus de sexe masculin. Le pire est qu’il semblait avoir jeté son dévolu sur le pauvre Drambam. Le prêtre avait déjà tenté quelques gestes qui ne plurent pas beaucoup au moustachu. Le voyage était par la même, l’occasion de dire à son nouveau camarade dans quoi ils allaient se lancer. Ainsi, tout en marchant et muni de son bâton de marche, Drambam commença à expliquer le pourquoi de cette mission.

« -Alors on va risquer notre vie pour une simple statuette? » Demanda Stronc, inquiet.

« -Eh bien, oui. » avoua Drambam. La voix de Stronc était restait la même, toujours déraillante et étrangement rythmée; ce qui avait le don de faire frissonner Drambam.

« -Et tu dis que nous nous dirigeons vers le manoir de qui?

-Grisendole. » répondit Drambam en jetant un œil à la carte que lui avait offert le comte Archimemmon. « Il nous reste encore beaucoup de chemin. »

-Et donc si j’ai bien compris il nous faut trouver les trois parties de la statuette et les ramener au comte Archimenton pour gagner une récompense de …?

-Ça se prononce… peu importe. La récompense? Euh je crois que c’était dans les cinq cent gozs. Rien d’extraordinaire! »

Drambam n’avait pas voulu dévoiler à Stronc la vraie somme promise par le comte car il devait d’abord s’assurer de la loyauté de son compère. De plus, le coté sournois de Drambam espérait garder la majorité de la somme pour lui tout seul.
Le félin était curieux de savoir de quoi Stronc était capable. Il avait remarqué que son prêtre portait à la ceinture une Étoile du matin. Une arme composée d’un manche relié par une chaîne à une boule parsemée de pointes et qui causait des ravages lorsqu’on frappait avec en la faisant tournoyer au dessus de sa tête. Une arme difficile a manipuler qui laissait présager à Drambam que son acolyte était un robuste combattant. Finalement il se dit qu’il serait plus simple de se rendre compte de son niveau en lui demandant maintenant plutôt qu’en s’en rendant compte lors d’un affrontement.

« -Et sinon, » demanda le félin, « tu pourrais m’en dire davantage sur tes compétences?

-Certes! Alors cela fait plus de quatre ans que je suis prêtre et que j’ai juré fidélité au dieu Helm. J’ai donc appris à utiliser la magie blanche et suis un excellent guérisseur. A présent je suis missionnaire et m’incombe la tâche d’aider tous ceux qui doivent être protégés.

-Intéressant. Est-ce que tu sais te battre?» Demanda Drambam alors que cette question lui brûlait les lèvres.

« -Eh bien je sais manier le Morgenstern et l’écu. » répondit le prêtre d’un ton assez hésitant.

Drambam ne fut pas vraiment satisfait de cette réponse. Il voulait savoir clairement le niveau du prêtre. Et pour ça, il n’y avait pas trente-six méthodes.
Drambam s’arrêta net et se tourna vers Stronc.

« -Qu’y à-t-il? » Demanda le prêtre.

« -Attaque moi! » Ordonna Drambam.

« -Quoi?!
-Frappe moi! » Demanda Drambam sur un ton plus ferme. « C’est moi qui te le demande! »

Stronc serra les fermement les poings et amena sa main droite a hauteur de son épaule. Il projeta son poing droit vers le visage de Drambam; ce dernier n’eut aucun mal à esquiver par un simple pas de coté vers la droite. Il saisit alors l’avant bras de Stronc et le poussa diagonalement vers le coté inférieur droit; devant la supériorité physique du félin Stronc n’eut d’autre choix que de se retrouver face contre terre. Drambam venait de contrer et maîtriser l’attaque de Stronc sans difficultés. La conclusion du félin était sans appel: Stronc était un piètre guerrier.

« -Aie, ouille! Mais lâche moi, tu me fais mal!

-J’espère que tu te défends mieux avec ton Étoile du matin! » Lâcha Drambam tandis qu’il aidait sa victime à se relever. Stronc resta un moment silencieux.

« -On ferait mieux de se dépêcher! » nota-t-il après un instant.

Drambam opina d’un signe de la tête.

Le temps était toujours au beau fixe pendant le voyage des deux aventuriers. Ils étaient à présent loin de la ville de Trisidor et s’engageaient sur une route de pierres qui menait au Nord. Si la carte était correcte, cette route devait les faire arriver tout près du manoir. A ce moment il faudrait avancer hors des routes jusqu’au manoir.

Le soleil était encore haut dans le ciel lorsqu’ils arrivèrent à mi-chemin. Le duo déboucha alors sur un croisement, et deux direction étaient au choix: à droite, ou à gauche. Cependant Drambam n’eut pas même le temps de saisir la carte pour choisir la voie à suivre qu’une lueur étrange émergeant d’un fourré captiva son regard. Tout en se demandant de quoi il pouvait s’agir ses oreilles détectèrent des bruits de pas saccadés provenant de derrière.
Drambam se retourna. Il vit un homme masqué et sombrement vêtu s’approcher dangereusement de lui, avec à la main une épée brandie au soleil, qui émettait une lumière étrangement familière. Mais oui, cette lueur, c’était celle d’une lame reflétant la lumière de l’astre brillant! Ce croisement de route bien fréquenté avec ses buissons et ses hautes herbes; c’était le lieu rêvé pour une embuscade.
Drambam se replia pour esquiver la lame, si bien qu’il évita de justesse que l’acier ne morde sa chair. En revanche la lanière de son sac fut sectionnée par l’épée et le sac à dos soumis à la gravité ne tarda a tomber sur le sol, en émettant un léger bruit de verre brisé. Mais c’était le cadet des soucis de Drambam puisqu’il devait sauver sa peau!

Le félin souleva son bâton de marche à deux main et porta un coup horizontal en prenant soin de viser le visage. Le bois percuta violement la joue de l’agresseur qui chuta par terre en criant de douleur.
Stronc venait de réaliser trop tard qu’ils étaient la proie de voleurs de grands chemins. Drambam lâcha son bâton et les deux aventuriers dégainèrent chacun leurs armes respectives.
Ils devaient faire face à deux autres brigands. Stronc était confronté à un individu armé de deux dagues et Drambam luttait contre un autre qui portait une épée.
Les deux sabres de Drambam venaient cogner contre l’épée de l’ennemi sans relâche mais celui là se défendait bien; par trois fois il avait paré les assauts de Drambam qui, de son coté parvenait à esquiver avec difficulté les coups d’épée. Drambam vit le brigand qui avait goûté de son bâton quelques secondes auparavant se relever avec apparemment une envie vengeresse. Il devait en finir vite! Le félin se mit à frapper et bouger avec tant de férocité que son adversaire occupé à se défendre contre les sabres jumeaux, ne fit pas attention au pied que Drambam envoya comme un boulet de canon au niveau de son l’estomac. L’ennemi plia sous le coup en mettant la main à son ventre et Drambam en profita pour lui assener un coup de garde sur l’arrière du crâne; le voleur vaincu s’écroula comme un château de cartes.

Stronc se débattait pendant ce temps pour diriger les coups ennemis contre son écu. Il n’arrivait pas à toucher tant l’autre était rapide et son équipement lourd réduisait ses mouvements. Il réussissait cependant à le maintenir à bonne distance si bien que l’ennemi tenta de l’atteindre en lui lançant une de ses dagues. Le projectile aiguisé passa au dessus de la tête de Stronc qui réussit à se baisser à temps. Il atteignit cependant Drambam dans le dos qui se trouvait en face! Le félin serra les dents de douleur mais refusait de laisser paraître quelconque faiblesse devant son agresseur. En mobilisant ses dernières forces il donna un double-coup avec ses sabres qui fit lâcher son arme au vilain. Ce dernier comprenant sa médiocrité s’enfuit sans demander son reste. Quant à Stronc il réussi facilement à donner un bon coup de Morgenstern sur le casque du bandit qui était bien moins redoutable avec une seule dague. Le coup l’assomma immédiatement et fit sonner le glas de la défaite pour les lâches qu’étaient ces brigands.

Drambam se laissa tomber à genoux sur le sol.

« -Enlève moi ça! » Gémit il.

Stronc se précipita et retira doucement la dague profondément plantée entre les omoplates du félin. La blessure n’était pas fatale, mais sérieusement handicapante.

« -Je vais te soigner ça! » Déclara Stronc

« -Pas la peine. »

Le blessé rampa jusqu ‘a son sac à dos en en ouvrit une poche. Celle dans laquelle il avait glissé une potion avant son départ. Quelle fut sa surprise lorsqu’il vit que la fiole s’était brisée! Le liquide qu’elle contenait étaient en train de se répandre partout mais heureusement, elle devait en contenir encore assez pour le sauver. Drambam vida le reste du liquide dans sa main et le porta à ses lèvres. Le goût de cette liqueur était si amère que Drambam grimaça en la buvant. A peine l’avait il ingurgité que sa blessure commença à se refermer. C’était une potion de soin! Le fait de l’avoir emporté avait probablement épargné à Drambam de subir de nombreuses souffrances.

« -Comment te sens tu?! » Demanda Stronc d’un air paniqué.

« -Beaucoup mieux. » Répondis Drambam en se relevant. Il jeta les débris de verre au loin avant de faire un bilan. Mis à part sa potion de soin, tout son attirail ne présentait aucun dommage visible.
Deux hommes gisaient alors dur le sol tandis qu’un autre était dans la nature.
Les deux aventuriers s’en tiraient plutôt bien, si l’on considère qu’ils avaient dû combattre à deux contre trois.
Fier de cette honorable victoire, le félin réclama son dû: il ne se gêna pas le moins du monde pour faire les poches des deux perdants qui étaient toujours inconscients. Le butin était cependant bien maigre et Drambam dut se contenter de quelques gozs et de quelques armes de mauvaise qualité.

« -Que fait-on d’eux? » Demanda le prêtre.

« -Je les pendrais bien au branches d’un arbre et les laisserais moisir jusqu’à notre retour… » répondit Drambam avec rancune.

« -Ce n'est pas la solution. Tu ne croies pas qu'ils ont assez souffert comme ça?» Fit remarquer Stronc.

« -D'accord, laissons les réfléchir à leurs actes et poursuivons notre route. »

Drambam traîna les corps hors de la route et les déposa sans ménagement sur l’herbe humide. Après une telle correction, ils y réfléchiraient sans doute à deux fois avant de dépouiller d’honnêtes gens!
Après une courte pause le duo reprit la route et se dirigea vers le chemin de gauche en suivant scrupuleusement les indications de la carte.

La route était de moins en moins large au fur et à mesure du voyage; et le trajet paraissait également plus tortueux. Drambam vérifiait régulièrement leur avancée sur sa carte pour s’assurer qu’ils n’avaient pas fait fausse route.
Le temps considérable de la marche laissa le temps aux deux aventuriers de se délecter à la vue du paysage que leur offrait la nature. De tous côtés, les plaines verdoyantes s’étalaient à perte de vue. Des arbres exhibaient leurs palette de feuilles de part et d’autre de la route de pierre; l’écorce robuste des géants de bois arborait des couleurs et des formes telles qu’on les croirait vivants. Dans leurs branches, le chant des oiseaux se mêlait avec harmonie aux sons des feuilles caressées par le vent, dans une incroyable symphonie. Et au ciel, les nuages frais et immaculés dessinaient par moments des formes que Drambam essayait d’identifier pour passer le temps. A ses coté, Stronc s’amusait à donner des coups de pied dans un petit caillou qu’il avait trouvé par hasard. Drambam aimait ses moments et les appréciait du mieux qu’il pouvait; une pincée de paradis dans ce monde de brutes. Se sentir libre et serein, loin du vacarme de la civilisation . Drambam privilégiait généralement le voyage à pieds et non à cheval. Ce moyen de transport qui, en plus d’être onéreux, ne laissait pas le temps d’admirer les tableaux façonnés par les dieux. De plus, aussi loin qu’il se rappelle, il avait été un médiocre cavalier.

Peu à peu, le ciel changeait de teint et le chant des oiseaux laissaient place aux hurlements des loups; alors que le petit groupe se rapprochait de sa destination. Ils durent finalement quitter les tracés routiers pour parcourir la dernière étape de leur pèlerinage.
Et, alors que le soleil plongeait doucement à l’horizon, Drambam aperçut une construction au loin. Comme une tour flottant dans la lumière orangée du couchant. Ce devait être le fameux manoir de Grisendole, le premier nain à qui ils devaient arracher une partie de la statuette.

« -Nous sommes arrivés! » Nota Stronc.

Alors qu’il s’avançaient vers le manoir et ses alentours, Drambam était de plus en plus pressé de pénétrer dans ce lieu qui le conduirais à la richesse. Sa quête allait enfin vraiment débuter.

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Dernière édition par le Mer 31 Oct - 6:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: MYSTRAS: Tome 1   MYSTRAS: Tome 1 Icon_minitimeMer 31 Oct - 5:52

Chapitre IV
Grisendole.



Le soleil était bas dans le ciel lorsque les aventuriers arrivèrent devant la grille du domaine de Grisendole. Une petite pancarte était plantée dans le sol meuble à coté d’eux. Stronc se pencha pour lire ce qui y était inscrit.

« -Manoir de Grisendole, propriété privée! Dégagez! » lut Stronc à voix haute. « Il a l’air très aimable ce Grisendole! 

-Entrons. » proposa Drambam.

Drambam posa une main sur le métal rouillé de la grille et poussa vigoureusement. La grille s’ouvrit dans un odieux grincement.
Les aventuriers débouchèrent alors dans un jardin laissé à l’abandon. Il n’y avait personne en vue. Cet atmosphère ne manqua pas d’effrayer quelque peu les deux téméraires. Par endroits l’herbe avait démesurément poussé faute d’entretien. A d’autres endroits, tout était pourri, et un pestilentiel parfum s’en dégageait. Les fleurs qui jadis poussaient là n’était maintenant qu’une pâle parodie de leur beauté d’autrefois. Au milieu du jardin était édifiée une fontaine qui ne semblait plus alimentée depuis fort longtemps. La seule eau qui restait dans le petit bassin était croupie et imbuvable. Drambam et Stronc traversèrent cet environnement inquiétant et arrivèrent à la porte de bois du manoir en question. Mais c’est avec tristesse qu’ils remarquèrent l’état lamentable du bâtiment. Le bois de la porte semblait avoir été fracturé. Et les fondations même de la bâtisse avaient l’air branlantes. Des pans de murs et du toit semblaient même s’être effondrés!

« -Comment peut-on vivre dans une demeure comme CA ?! » se demanda Stronc alors qu’il tentait de s’extirper d’un trou boueux.

« -Je ne sais pas. Tout ce que j’espère, c’est que le socle de la statuette est toujours ici. Entrons.

-Attends. » Protesta Stronc. « Pourquoi ne pas faire le tour du manoir avant d’entrer.?

-hmm, pas bête… » Avoua Drambam. « Je n’y avais jamais pensé, pourquoi pas ? »

Ils contournèrent la bâtisse par la droite et tombèrent rapidement sur une petite cabane, derrière l’édifice. Elle était dans un état aussi pitoyable que tout ce qui se trouvait là mais c’était un bon début.
Drambam et Stronc y pénétrèrent et fouillèrent un peu partout à l’intérieur. Parmi les objets qu’il dénichèrent on pouvait dénombrer des outils de jardinage rouillés, des graines, des réserves de nourriture; mais Drambam trouva aussi un petit coffret caché au sommet d’une haute étagère.
Le coffret n’avait pas l’air d’être muni de piège ni d’autres artifices et Drambam l’ouvrit sans hésitation.
A l’intérieur, une petite bourse contenant des piécette de cuivre en petite quantité, des gozs!

« -…Dix-huit, dix-neuf, vingt, vingt-et-un! » Dénombra Drambam. Était-ce le début de la richesse ?

« -Comment connaissais tu cette astuce, faire le tour? » demanda le félin

« -Au temple de Helm, un missionnaire qui rentrait m’a dit qu’on faisait toujours des découverte en contournant un donjon.

-Intéressant. » répondit Drambam. Son nouvel acolyte n’était peut être pas si inutile après tout?

« -Continuons. » Reprit Drambam. « Nous partagerons tout le butin une fois cette quête terminée. »

Ils revinrent à l’entrée du manoir en passant par l’autre coté, mais ne trouvèrent cette fois rien de plus intéressant que de la boue et des herbes sèches.
Drambam glissa un coup d’œil par une petite fente dans la porte, mais l’obscurité à l’intérieur était telle qu’il ne put rien voir.
« -Prêt? »  demanda-t-il.

Stronc fit un signe approbateur de la tête. Drambam planta son bâton dans le sol humide, il n’en aurait pas besoin là dedans. Puis il poussa la porte avec précaution, évitant ainsi de la faire trop grincer.
Très vite une puissante odeur de renfermé parvint aux narines des aventuriers. L’obscurité était violente, mais ils s’en habituèrent assez rapidement.

Ils étaient dans le hall principal, la pièce était assez petite et deux directions étaient au choix: à droite en prenant une porte, ou à gauche en empruntant un escalier. Drambam marchait en tête, il choisit au hasard de se diriger vers la porte. Mais en tentant de l’ouvrir, celle-ci ce bougea pas! Le félin examina alors plus attentivement cet obstacle. La porte était très épaisse et protégée si bien que le félin ne pourrait jamais l’ouvrir de force, même avec le matériel adéquat.

Il fit alors signe à Stronc de se diriger vers la gauche, et ils montèrent tous deux les marches en bois de l’escalier. Mais à peine furent ils arrivés à mi-chemin que des craquements sinistres leur parvinrent, du dessous de leurs pieds. Ils n’eurent pas même le temps de réfléchir que déjà l’escalier se dérobait et ils chutèrent deux mètres plus bas dans un déluge de bois et de poussière, rythmé par un tapage épouvantable. L’escalier venait de céder sous leur poids.
Ils se retrouvèrent derrière l’escalier et venaient d’obtenir quelques bleus gratuitement.

« -Ce manoir nous réserve peut être plus de surprises que prévu… » fit remarquer Drambam en toussotant.

« -Ouille! J’ai atterri sur quelque chose d’étrange! » râla Stronc!

Drambam se rendit rapidement compte que le prêtre ne mentait pas. Le pauvre venait de tomber sur une sorte de levier mécanique. A quoi pouvait il bien servir ? Sans plus attendre, Drambam attrapa la poignée du levier et la tira vers lui. Un déclic se fit clairement entendre, mais il ne remarqua aucun changement immédiat. A moins que…

« -Viens ! Sortons de là dessous » Demanda Drambam.

Lorsqu’ils s’extirpèrent des débris, les téméraires revinrent au milieu du hall et remarquèrent avec joie que la porte de droite, jusque là inaccessible, s’était ouverte! Elle était sans doute reliée au levier et s’était déverrouillée au moment ou Drambam l’avait actionné. Drambam trouva cette tactique très originale et, si l’escalier n’avait pas cédé, ils n’auraient sans doute jamais découvert ce mécanisme secret. En revanche il était maintenant impossible de gagner l’étage supérieur car l’éboulement qu’avaient provoqué les deux acolytes en avait bloqué l’accès et mis l’escalier définitivement hors d’usage. Le

Les aventuriers s’apprêtèrent à passer la porte à vive allure mais l’obscurité qui y régnait au delà les rebuta. En effet lorsqu’ils observèrent leur nouvelle issue, ils ne virent que le néant. Le noir était total derrière la porte. C’est donc avec une grande prudence qu’il avancèrent dans les ténèbres, à tâtons. Drambam et Stronc se cognèrent maintes fois contre ce qu’ils pensaient être des meubles. Ils errèrent longtemps dans ce couloir interminable privés de la vue jusqu’à ce qu’une lueur providentielle leur apparaissent. Le félin et son ami arrivèrent rapidement jusqu’à la source lumineuse et allaient déboucher sur une grande salle carrée. Cette dernière était éclairée au moyen de fenêtres, une bien ingénieuse invention!

Drambam fit signe à Stronc de s’arrêter. Placés où ils étaient, ils pouvaient voir sans être vus car l’obscurité dans laquelle ils étaient enveloppés les masquait à merveille. Ainsi Drambam observa cette salle et remarqua que contrairement aux autres pièces du manoir, elle était habitée. Une table et des chaises était disposé au milieu et un repas semblait sur le point d’avoir lieu. Il y vit de petites créatures dont la peau arborait des teints verts ou rouges , et dont le nez était démesurément gros par rapport au visage. Ces petits humanoïdes au nez en forme de patate avaient de petits yeux pétillants d’une malice redoutable.

« -Des gobelins! » chuchota Drambam

« -Hé! Regarde, c’est…. » mais Drambam apposa sa main devant la bouche de Stronc pour étouffer ses paroles trop audibles. Le prêtre n’était en effet pas très discret, et il est certain que sans l’intervention de Drambam, le duo aurait été repéré à cause du prêtre.
Drambam plaça son doigt devant ses lèvres pour demander à Stronc de se taire. Le prêtre comprit et pointa quelque chose de l’index, dans la salle. Le félin regarda curieusement dans cette direction et vit un nain assis à la table. La race des nains était si petite que Drambam ne l’avait pas remarqué immédiatement. Ça ne pouvait être que Grisendole, le maître des lieux. Apparemment, les gobelins que Drambam voyait étaient ses serviteurs. Il en compta cinq. L’issu d’un combat à deux contre six semblait plutôt défavorable pour les aventuriers.

Drambam décida d’utiliser la diplomatie pour acquérir le socle de la statuette sans transpirer. Il sortit alors de sa cachette et se dirigea vers la table, suivi de près par Stronc. Le nain assis à la table les remarqua très vite et se leva avec tant de vélocité que sa chaise vacilla.

« -Qui êtes vous ?! Et que faites vous là?! » Hurla le nain de sa voix grave.

« -Nous sommes à la recherche d’un certain Grisendole. » Répondit sereinement le félin.
Le nain fixa Drambam avec ses yeux globuleux et fronça les sourcils. Drambam remarqua à ce moment qu’une hache était déposée sur la table, à proximité du nain. Le félin loua le sort que le nain ne s’en serve pas.

« -Je suis Grisendole, et vous vous êtes chez moi!

-J’en suis navré. » Répondis Drambam en essayant de calmer le nain. « Nous sommes venus humblement vous demander quelque faveur…

-Nous serions enchanté si vous acceptiez de nous remettre le socle que vous possédez ! » Demanda subitement Stronc.

« -Quoi?! Vous profanez mon repaire, interrompez mon repas, pour venir me dépouiller de mon morceau de statuette. Nous l’avons prise à Archimemmon avec mes frères, elle est à nous maintenant! Je parie que c’est le comte qui vous envoie.

-Eh bien, en vérité, oui. » Répondit le félin.

« -Tant pis pour vous! Je l’avais prévenu, mais il ne m’a pas écouté…

-Mais calmez vous, nous ne voulons pas d‘ennuis! »

Mais c’était trop tard, les gobelins s’approchaient déjà dangereusement des deux aventuriers tandis que Grisendole saisissait sa hache d’un air féroce. Drambam et Stronc faisaient maintenant face à six ennemis armés jusqu’aux dents, et visiblement avides de sang!

Drambam cessa toute tentative diplomatique, elles étaient dorénavant inutiles. Allait il de nouveau côtoyer la Mort pour une cause qui n’est pas la sienne? La réponse se confirma lorsqu’un premier gobelin se précipita, toutes lames dehors, vers les aventuriers. Drambam réussit à l’éviter en s’écartant de justesse. La perfide créature élancée ne put s’arrêter à temps et c’est le mur derrière le félin qui arrêta sa course. Drambam voulut e moquer, mais la situation ne le lui permettait pas. A peine avait il échappé au premier gobelin que les autres s’en prirent eux aussi a Drambam et à Stronc, sous le regard intéressé de Grisendole qui observait passivement le combat. Drambam fut écoeuré de voir à quel point il semblait se réjouissait d’un tel spectacle. Le félin et le prêtre durent en venir aux armes pour contrer les assauts ininterrompus des gobelins. Cependant, le duo ne tiendrait pas longtemps à un tel rythme et commençait déjà à reculer devant les ennemis en surnombre. A mesure que le groupe pliait et reculait devant la supériorité numérique de ses agresseurs , le piège se refermait sur les aventuriers. Ils se retrouvèrent bientôt repoussés dans un coin de la salle, sans possibilité de se replier. Était-ce déjà la fin pour Drambam et pour son nouvel ami?
Tandis que Drambam ne se soumettait pas à cette fin et combattait de toute son ardeur, Stronc se détourna soudainement de la bataille. Il saisit un vieux livre de son sac à dos, et commença à le feuilleter, laissant son camarade à la merci de l’adversaire. Drambam fut entaillé à de nombreuses reprises par les gobelins qui se moquaient de lui.
Au sommet de la désespérance, Drambam jeta un regard vers Stronc, tandis que les gobelins se préparaient à lui infliger le coup de grâce. Le félin constata que, dans ce moment de panique intense, son camarade était en train de… lire! Stronc avait en effet le nez plongé dans les pages de son livre et lisait à voix haute des paroles incompréhensibles. Drambam se dit qu’ils étaient perdus et qu’il ferait mieux lui aussi de faire ses prières. Mais en réalité Stronc n’était en réalité pas en train de prier. Bientôt les paroles répétées du prêtre s’amplifièrent, encore et encore, si bien que les murs se mirent à trembler. La bâtisse elle-même semblait résonner au son des paroles de Stronc. Les aventuriers furent alors tout deux frappés par un éclat lumineux qui fit tressaillir Grisendole et ses serviteurs. Drambam lui-même ne comprit ce qui se passait, il ferma les yeux.
Lorsqu’il les rouvrit, il vit qu’il était recouvert d’une couche floue et lumineuse, sur tout le corps. Ce qui donnait au félin l’impression d’être entouré de milliers de lucioles virevoltantes.

« -Hé, j’ai réussit! » Clama Stronc.
En se retournant vers son acolyte Drambam vit que Stronc était à présent vêtu de la même enveloppe translucide que lui.

« -Avec ça nous ne craindrons plus les coups. » Poursuivit Stronc.

« -Ah oui? Intéressant… »

A ce moment, ni les gobelins, ni les multiples blessures de Drambam, n’étaient un problème. Les gobelins intimidés tentèrent tout de même de s’attaquer à lui, mais leurs armes ricochaient contre la paroi lumineuse qui tapissait le corps de Drambam. A présent vêtu d’une véritable armure divine, il se fit une joie de massacrer les petites créatures sans pitié à grands renforts de sang et de cris. Ce coup de théâtre avait surpris Grisendole qui maintenant était désemparé et assistait ébahi à la mise à mort de ses sbires par le félin déchaîné. Ce dernier se rua sur le nain encore stupéfait, et allait lui trancher la gorge, quand quelque chose arrêta son bras.

« -Assez pour aujourd’hui. » Dit Stronc en tenant fermement l’avant bras du félin. « Nous ne voulons que son morceau de la statuette!

-Soit. » Accepta le félin. Il recula et lança un regard enflammé au nain Grisendole.

« -Le socle! » Poursuivit Drambam.

« -Jamais!

-Vous savez, monsieur Grisendole… Je ne pourrais pas retenir mon ami bien longtemps. » Déclara le prêtre.
Drambam entra dans le jeu de son acolyte et feignit la colère en brandissant ses sabres jumeaux en direction du nain, et ce dernier recula avec la peur dans les yeux.

« -Ne… qu’il ne s’approche pas de moi! » Bégaya t-il.

« -Tu sais ce qu’il te reste à faire… » Fit remarquer Drambam.

« -D’accord! Tenez! » Capitula le nain. Il sortit de sa poche un petit objet luisant à la lumière du couchant, et le tendit à Stronc.
Drambam prit le temps d’observer cet étrange objet. Ce dernier avait bien la forme d’un petit socle et était fait d’un matériau transparent et brillant. Un petit orifice était notable au sommet, comme pour y emboîter une autre pièce.

« -Hmm, c’est sûrement le socle que nous recherchons; regarde, il est en cristal! »

« Nous te laissons la vie aujourd’hui. » Déclara le félin à l‘attention de Grisendole. « Mais si tu nous a trompé, sois sur que nous reviendrons la prendre! »
Le nain resta silencieux, mais il fixa Drambam avec un rictus inquiétant.

« -Qu’est-ce qui te fait sourire comme ça?! » Demanda Drambam.

« -Vous ne vous en tirerez pas comme ça! » Lâcha le nain. « Mes frères vous feront payer cette infamie, et j’accrocherais vos têtes sur mon mur!

-C’est ça… » Répondit Drambam. « On ferait mieux de partir, Stronc. »
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Drambam
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MessageSujet: Re: MYSTRAS: Tome 1   MYSTRAS: Tome 1 Icon_minitimeMer 31 Oct - 5:53

[désolé de cette coupure, mais le message était trop gros pour entrer Very Happy ]

Le groupe tourna les talons et quitta la salle, tout en gardant un œil braqué vers Grisendole. Drambam observa d’un air satisfait leur récompense, à savoir le tant désiré socle de la statuette. Mais alors qu’il venaient de quitter le sombre couloir et s’être cogné de nouveaux à cause de l’obscurité, Drambam posa la question qui lui brûlait les lèvres depuis longtemps.

« -Comment as-tu fait ça? » Demanda-t-il alors.

« -Fais quoi?

-Ce, cette protection! » Répondit le félin en montrant l’halo lumineux autour de lui, et qui commençait d’ailleurs à disparaître lentement.

« -Ah, c’est simple. J’ai fait appel au dieu Helm, et il nous a offert sa protection! Il m’a suffit de prononcer plusieurs fois l’incantation en me concentrant. »

Drambam fut stupéfait de cette révélation. Il ignorait que les prêtres pouvaient se voir octroyer des pouvoirs divins. Et alors qu’ils passaient la porte du manoir en ruines , les éclats lumineux de sa nouvelle « armure » diminuaient progressivement, jusqu’à ce qu’elle s’évapore complètement. Une fois dehors il n'oublia pas d'arracher son bâton au sol dans lequel il l'avait planté avant de pénétrer dans la grande maison de Grisendole.

« -Mais ces pouvoirs que nous accordent nos dieux, doivent se mériter et coûtent cher.

-Bon, il nous faut trouver un lieu calme où bivouaquer pour la nuit. On ferait mieux de pas rester par ici au cas où le nain voudrait se venger … »

Les aventuriers marchèrent vers le Nord pendant une demi-heure jusqu’à-ce que la nuit les rattrape, ils choisirent alors un coin où s’installer, bien à l’abris derrière les arbres et assez loin de la route. Stronc profita des blessures de Drambam pour lui montrer ses talents de guérisseurs. En effet à peine eut il terminé de répéter une incatation étrange, que les blessures du félin se refermèrent d'elles mêmes. Là les aventuriers prirent un léger repas dans lequel figurait les vivres que Drambam avait prévu. Pain sec, fruits et viande séchée étaient au menu. Le félin ne devait pas oublier qu’ils devaient surveiller de près leurs réserves de nourriture, car il n’en avait pas prévu pour deux personnes. Stronc avait réussi à allumer un joli feu de camp avec rien d’autre que du bois, des feuilles mortes et quelques cailloux, le groupe put alors profiter de la chaleur du feu pour briser l’emprise glacée de la nuit.
Drambam installa sa couverture et s’y enveloppa, utilisant son sac à dos en guise d’oreiller. Un peu plus loin, Stronc se couchait également dans son épaisse couverture. Après quelques « bonne nuit » répétés de la part de Stronc, les aventuriers purent profiter d’un repos bien mérité.
Allongé inconfortablement dans sa couverture, Drambam fixa le ciel. Il croisa le « regard » de la lune en souriant, pensant à ce qu’il avait déjà accompli, et aux exploits qu’ils accomplirait dans peu de temps. Sur cette pensée encourageante ses yeux verts commencèrent à se fermer… lentement, jusqu’à ce que le sommeil le gagne.
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Efrit
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MessageSujet: Re: MYSTRAS: Tome 1   MYSTRAS: Tome 1 Icon_minitimeMer 7 Nov - 10:46

Chapitre V
La croisée des chemins heureux.



Le soleil faisait miroiter sa douce lumière à travers les feuilles colorées quand Drambam sortait de ses songes. Un rêve étrange lui revenait en tête, dans lequel il se voyait au milieu d'une étendue sablonneuse, vierge, mais étrangement familière. Ce paysage si inhospitalier pour la plupart des autres races ressemblait incroyablement au désert des terres de Mystras. C'était la nuit, et la pâle lueur de la lune éclairait la silhouette flottante de l'aventurier félin. Le plus étrange était que Drambam se voyait entouré d'autres silhouettes mystérieuses, mais avec des traits physique qu'il connaissait fort bien, et qui lui sont propres. C'était des félins! Des félins qui était disposé en cercle autour de Drambam. Ce dernier, légèrement surélevé, laissait transparaître un état de supériorité. Et, tandis qu'il baignait dans la clarté lunaire, sa cape noire flottait au gré des vents incertains. Il se sentait alors dans un élan de fougue et d'honneur. Un sentiment d'une incomparable jouissance! Et alors qu'il se tenait là dans la gloire et le bonheur, tout s'effaçait. Et le chant matinal des oiseaux et les chants lointains des coqs déchirèrent la tranquillité de son rêve. En sortant de sa torpeur, il examina les environs. L'endroit était tel qu'il l'avait laissé la veille avant de s'endormir. Le petit feu de camp que Stronc avait allumé pour leur prodiguer un peu de chaleur, n'était plus que cendres et bois calcinés. Mais un détail vint alors frapper l'esprit du jeune aventurier: où donc était d'ailleurs passé son acolyte à la robe blanche? Il balaya l'horizon plusieurs fois du regard avant de voir en direction de l'Ouest, et par la même du soleil levant; une silhouette connue. Drambam se redressa puis se leva. Il observa le prêtre et nota qu'il était incliné au sol, devant la lumière magistrale du soleil levant. "Mais Que fait il?" Se demanda Drambam intérieurement.

Le félin ne pouvait pas en savoir plus sur l'activité de Stronc, car se dernier était au loin et de dos par rapport à Drambam. Il rangea alors sa couverture et son sac de couchage, et s'avança vers le prêtre d'un air décidé.
A chaque pas du félin la tension se faisait davantage ressentir, car il ne savait pas à quoi allait il être confronté une fois face au prêtre. En s'approchant davantage, le félin vit que Stronc n'était pas incliné, mais à genoux. Et lorsqu'il atteignit enfin le prêtre, il posa une de ses mains poilues sur l'épaule de Stronc. Ce dernier sursauta immédiatement et se retourna en faisant mine d'attraper son étoile du matin qui était par terre.

"-Ah, c'est toi..." Remarqua Stronc, encore tremblant. " tu m'as fait peur!

-Désolé, mais qu'est-ce que tu faisais là?" Interrogea Drambam.

"-Mais je priais! Qu'est-ce que tu t'imaginais?" Rétorqua le prêtre, comme s'il s'agissait d'une évidence.

"-hmm, d'accord. Et tous les prêtres doivent se livrer à se rituel chaque jour?

-Bien sur! Chaque prêtre se doit d'honorer son dieu. Moi par exemple, je prie en l'honneur du dieu Helm, et je lui ai remercié de nous avoir sauvé la vie hier.

-Hmm oui, la protection... Mais peut être qu'Helm, n'y ait pour rien. Et si c'était toi seul qui nous avais sauvé?

-Hahaha non, c'est impossible. Helm a écouté ma requête, et sentant la force de ma foi, il a décidé d'intervenir. Et toi tu... tu n'as jamais prié? "Demanda le prêtre avec une pointe de tristesse dans la voix."

-Eh bien, non pas vraiment non." Répondit Drambam.

"-Comment?! Les félins n'ont ils donc pas de dieux à honorer?!" Demanda Stronc, outré par l'impiété de son ami.

"-Si bien sur. Mon peuple honore le dieu Nosibis.

-Le dieu des morts et des ancêtres?

-Exactement. Les félins se disent que s'ils sont vertueux pendant leur vie, ils se réincarneront à leur mort en esprit du désert, en génie.

-Et tu n'y croies pas? "Demanda Stronc.

"-Eh bien... pour tout te dire, je préfère croire en moi et en mes propres actes, plutôt que crier mes réussites au nom d'un quelconque dieu.

-J'aimerais beaucoup en savoir plus sur la religion de ton peuple, mais il me faut d'abord terminer ma prière...

-D'accord, je vais préparer les affaires et nous nous mettrons en route vers les égouts de Dolménir."

Drambam rangea ses affaires et grimpa dans un arbre proche pour y chaparder quelques pommes. Après ce petit déjeuné fruité mais néanmoins frugal, le félin était prêt au départ, et il vit Stronc revenir de sa prière matinale.

"-Tiens, attrape!" Demanda le félin en lançant une pomme qu'il avait gardé de coté pour son camarade. Stronc l'attrapa maladroitement et commença à la déguster.

"-Allons y!" Ordonna Drambam d'un ton solennel.

A présent, les deux acolytes devaient s'aventurer plus à l'Est, en direction des fameux égouts de Dolménir. Drambam avançait la carte à la main, suivant scrupuleusement les indications du plan. En tenant compte de la légende, il se dit qu'il leur faudrait plusieurs heures pour atteindre ces égouts à pied.

Pendant le chemin Stronc l'interrogea sur la culture et la religion de son peuple, les félins. Le prêtre en profita pour tenter tant bien que mal "d'évangéliser" son camarade mais Drambam restait sur ses positions. Les deux aventuriers se lancèrent alors dans un petit débat pour le moins agité. Pendant ce temps ils regagnèrent les routes en direction de l'Est et le panorama sauvage défilait devant leurs yeux. Les vertes plaines s'étendaient à perte de vue tandis que le ciel s'obscurcissait peu à peu. Drambam observa les nuages enflés avec considération: une pluie se préparait.

Il était encore tôt lorsqu’ils s’étaient mis en route, continuant leur chemin en suivant le tracé, parfois grossier des routes de pierre. Le même décor vert et or qui leur était apparut la veille lorsqu’ils commencèrent leur voyage. Drambam était de bonne humeur, en forme. Sa fatigue de la veille l’avait précipité dans un repos bien mérité. Et il se sentait maintenant fin prêt à affronter les obstacles que Dolménir placerait sur son chemin. A ses cotés, Stronc quant à lui avait lui un air plus grave. Il fixait son étoile du matin sans vraiment le regarder, les yeux vides. Et il semblait avoir égaré son sourire qui avait le don de faire frissonner Drambam. Était-ce par ce qu’il était déçu de l’infime, misérable parcelle d’aventure qu’il avait vécu? Au bout d’une longue hésitation , il brisa les seuls sons de leurs pas que l’on entendait dans l’herbe fraîche

« -Ça ne va pas Stronc? » Demanda-t-il timidement, craignant une réponse virulente en voyant l’apparente mauvaise mine de Stronc. Une fois leur petit débat sur la religion terminé, ils n’avaient plus échangé la moindre parole,pendant le trajet.

« -Oui, oui. Je vais bien. Ne t’en fais pas! » Se hâta-t-il de répondre, sur la défensive.

« -Tu as l’air troublé. » lui avoua Drambam.

« -J’ai repensé à…tu sais. Ce qui s’est passé hier. »

Drambam sourit intérieurement. Il se doutait bien que les difficultés qu’ils avaient rencontré le jour précédant le rebuteraient un peu.

« -Il y a d’abord eu ces bandits, » reprit Stronc, « qui nous on attaqué en chemin. Et une lame de couteau s’est engouffré dans ta chair.

-C’était une dague, pas un couteau. » Fit remarquer le félin. Mais Stronc ne sembla pas l’écouter et poursuivit son discours avec tristesse.

« -Et puis, dans le manoir de Grisendole, plus tard. Ils t’on attaqué. Les gobelins, et ils ont bien faillit nous tuer tous les deux!

-Mais nous avons réchappé du danger, et c’est grâce à toi s’ils ne nous ont pas massacré!

-Je sais! » Sanglota Stronc. « C’est justement ça. Je ne veux pas qu’il ne nous arrive malheur à nous deux, mais pas à toi particulièrement. Si tu venais à partir »-Il leva lentement la tête vers le ciel en songeant à cette idée- « et que je ne puisse rien y faire, j’en mourrai de honte et de chagrin! »

Drambam comprenait mieux à présent. Son camarade ne craignais pas pour sa propre vie, contrairement à ce que le félin pensait initialement. Stronc il craignait de ne pas pouvoir le sauver.

« -C’est pour ça que tu as voulu m’aider, lorsque tu m’as vu, à Trisidor? N’est-ce pas? » questionna Drambam, stupéfait.

« -Oui. J’ai tout de suite vu que tu étais promis à un grand danger. » Se confessa Stronc.

« -Comment?! S’exclama Drambam. « Comment tu…?

-Je ne sais pas. Peut être est-ce Helm lui-même qui m’a poussé à t’accompagner? » répondit il avec un léger sourire.

Les questions se bousculaient telle un troupeau de bétail dans la tête du jeune félin. Pouvait il vraiment poursuivre sa périlleuse destinée en compagnie de quelque un qui lui semblait si fragile? Pouvait il se permettre d’exposer un homme innocent à de tels périls… Il ne pouvait risquer de voir quelqu'un succomber à sa place. Comme cela avait déjà été le cas, il n’y a pas si longtemps…
Il était un peu curieux d’en savoir plus sur le passé de Stronc, et ce serait le moment idéal d’en parler, pour changer de sujet.

« -Tu n’aimes pas te battre, n’est-ce pas?

-Bien sur que non! Tu aimes causer le mal, toi?! » répliqua le prêtre.

Drambam resta silencieux. Il ne s’était pas attendu à ce retournement. Et bien qu’il refusa de l’admettre, livrer bataille lui procurait des sensations qu’il jugeait fascinantes. Cette poussée d’adrénaline qu’il ressentait dans les moments les plus critiques… et la montée d’honneur et de fierté lorsqu’il était victorieux. Il ne saurait l’expliquer. Mais après tout, que savait il faire d’autre?
« Me battre est la seule chose dans laquelle je soit vraiment doué… » Pensait il. Son père, ayant été un formidable batailleur dans sa jeunesse, il lui avait appris tous les secrets pour lui permettre un jour de marcher dans ses traces. Et maintenant, c’est-ce que Drambam faisait, presque sans s’en rendre compte. Submergé dans ses pensées il revint à la réalité brusquement, et tenta d’esquiver la question.

« -Euh mais… Tu n’as jamais appris à te défendre la bas, au temple de Helm? » Finit par répondre le félin, quelque peu hésitant.

« -Pas vraiment. » Lâcha Stronc. « Tu sais, au temple, on avait davantage le nez dans les livres que l’arme à la main. Helm est le dieu protecteur, n’oublies pas. Nous avons appris à nous servir d’un bouclier, mais il nous été interdit de porter d’arme, ou même de nous battre, dans le temple. » Il marqua une courte pause, comme pour reconstituer ses souvenirs et continua ses explications.
« On nous à toujours dit, » reprit il, « que les armes que nous avions ne devaient être utilisées que pour sauver des vies, non pour en supprimer.

-Ça ne m’aurait pas plu de vivre au temple. » laissa échapper Drambam. Il l’avait dis si vite qu’il se rendit à peine compte de la gravité de ses paroles.

« Je suis désolé, ça n’est pas… » Se hâta il de poursuivre.

« -Je ne t’en veux pas. » Lui répondit Stronc, l’air compréhensif. « je n’ai pas choisi d’aller au temple de Helm, les circonstances m’y ont forcé. J’ai du rejoindre l’ordre de Helm jeune, car je n’avais nulle part où aller. 

-Mais ta famille? Tu n’avais pas de parents pour s’occuper de toi? » Demanda vivement Drambam qui était de plus en plus préoccupé du sort du prêtre.
Stronc ne répondit pas. Il se contenta de fermer les yeux, et de baisser la tête d’un air abattu. Drambam comprit que quelque chose n’allait pas, et n’insista pas. Mais le mal était déjà fait et Stronc était au plus bas.
Mais alors que la route les menait tranquillement vers leur destination, il virent un homme assis sur un rocher au sommet plat, en bordure de la route. L’étranger avait une plume à la main et regardait d’un air pensif le morceau de parchemin qu’il tenait dans l’autre. Il était vêtu de manière étrange, excentrique même. Ses vêtements arboraient des couleurs très vives et voyantes, du rouge vif en passant par le jaune et le vert. Cependant, sa chemise et son pantalon, bien que très voyants, étaient finement tissés. L’homme portait un petit chapeau vert en guise de couvre-chef. Une lyre était délicatement posée à ses coté et il ne semblait pas avoir remarqué l’arrivée du duo que constituait Stronc et Drambam.

Ces derniers, surpris de voir quelque un sur la route aussi tôt, s’approchèrent de lui immédiatement. Il n’avait pas l’air d’une personne malveillante, bien au contraire.
L’homme vit alors les deux aventuriers et se leva d’un bond, visiblement surpris lui aussi.

« -Bonjours, messires! » Leur lança l’homme à la lyre en les voyant approcher.

« Bonjour. » Répondirent Drambam et Stronc d’une même voix.

L’homme posa son parchemin et sa plume au sommet du rocher sur lequel il était assis, et leva son chapeau vert tout en s’inclinant. Drambam remarqua alors des cheveux d’un gris profond sur le crâne de l’étranger. C’était le seul trait indiquant son age plus avancé. L’homme semblait en effet avoir conservé la joie inébranlable d’un jeune garçon et la malice d’un enfant.

« -Je m’appelle Armus, le barde! » Dit il d’un ton joyeux alors que ses doigts habiles frottaient contre les cordes de sa lyre, produisant des tintements mélodieux. « Et je vous salue humblement. Hmm, vous m’avez tout l’air d’aventuriers! »

« -Exact! » Approuva Drambam. « Je me nomme Drambam, et lui c’est Stronc. »

« -Un félin… » Conclut le barde. « Comme c’est exotique! »

Drambam lui lança un regard mêlé d’interrogation et de stupeur. Le barde Armus, comprit son interrogation et s’empressa d’ajouter:

« Oui, je connais votre race, j’ai beaucoup voyagé dans ma vie de barde et… oh mais qu’avons-nous là? » Dit il soudain en voyant la mauvaise mine de Stronc.
« -Ce n’est rien! » Lâcha Drambam. « Nous avons eu quelques soucis hier et il crains un peu pour nos vies…

«-Je comprends, être aventuriers n’est pas toujours sans poser problèmes, mais asseyez vous donc! » dit il en tapotant le rocher sur lequel lui-même était assis auparavant. « et laissez moi vous remonter le moral… »

Les aventuriers se plièrent sans conteste à la demande du barde. Le rocher était assez large pour qu’ils puissent s’y asseoir tous les deux. Armus commença alors à leur raconter avec un certains talents de narrateur, maintes histoires qu’il ponctuait par quelques notes finement jouées. Il enchaîna alors sur quelques plaisanteries qu’il raconta avec tact. A la fin des monologues du barde, Drambam regarda à sa droite. Le visage pâle de Stronc s’était coloré en un rouge presque écarlate. C’était incroyable, en quelques histoires et blagues, Armus avait réussi à lui remonter le moral. Drambam lui-même ne put se retenir de sourire en l’écoutant.

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MessageSujet: Re: MYSTRAS: Tome 1   MYSTRAS: Tome 1 Icon_minitimeMer 7 Nov - 10:46

« -Alors, mon garçon? » Demanda le barde une fois sa prestation terminé.

« -Merci! » se contenta de répondre Stronc, le teint toujours rouge vif.

« -Ce fut un plaisir, croyez moi. Mais… oh, le temps passe. Vous avez toujours une quête à accomplir je crois?

-Oui. » assura Drambam. « Souhaiteriez vous venir avec nous?

-Je regrette, Drambam. Mais je suis trop vieux pour me lancer à l’aventure maintenant. Vous vous êtes jeunes, mais moi… Je ne regrette rien. J’ai été heureux toute ma vie, et je fais en sorte que les autres le soit aussi. Cela dit une fois que vous aurez terminé votre quête je serais ravi de vous revoir et je pourrais même composer quelque chose en l’honneur de vos exploits.

-Où pourrions nous vous trouvez? » Demanda Stronc, ravi.

« -Ah, je traîne toujours aux environs de Trisidor, mais ne vous en faites pas, si vous ne trouvez pas, moi je vous retrouverai! » Lança-t-il avec un clin d’œil, alors qu’il commençait à reculer, suivant la route avec seuls bagages qu’un petit sac à dos et sa lyre.

-Attendez! » S’écria Drambam, tenez! »
Il fouilla dans sa bourse et en préleva un goz, qu’il lança au barde. Ce dernier l’attrapa au vol avec une facilité qui déconcerta Drambam.

« -Qu’Helm vous garde, mes amis! » Lança-t-il en agitant le bras en signe d’adieu, avant de disparaître complètement derrière une petite colline.

Drambam et Stronc reprirent leur propre chemin qui devait les conduire vers les égouts de Dolménir. Ils marchèrent alors détendus sur la route granuleuse en riant de bon cœur, le souvenir du barde Armus étant encore profondément ancré dans leur esprit. Stronc avait reprit ses couleurs, et était aussi ravi et excité qu’au premier jour. Drambam n’arrivait toujours pas à croire qu’il soit à présent si heureux, en se rappelant l’état lamentable dans lequel il se trouvait quelques minutes auparavant.

Drambam avait remarqué que Stronc marchait bien plus vite à présent, peut être était il à présent libéré d’un pesant fardeau? Ils se mirent alors à trottiner. Puis Stronc commença à courir, dépassant Drambam. Le prêtre adressa un rire moqueur à son camarade tandis qu‘il s‘éloignait à grandes enjambées. Armus semblait avoir réveillé des envies de jeu dans le cœur de Stronc. Amusé, le félin commença lui-même à courir, rattrapant Stronc en quelques secondes.
Puis il s’arrêta net. Courant sans regarder devant lui il était à présent devant une caravane disposée sur le coté de la route. Deux chevaux étaient encore attelés à la voiture mais, mis a part ces deux créatures, la voiture semblait inhabitée, comme un bateau fantôme qui aurait été éventré par un récif. Stronc arriva à ses coté quelques secondes plus tard. Mais maintenant que les pas de Stronc ne martelaient plus la route, Drambam entendit quelque chose, un bruit lourd et répétitif, comme un râle.
Il se rendit alors compte que ce son ressemblait fort à un ronflement…

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MessageSujet: Re: MYSTRAS: Tome 1   MYSTRAS: Tome 1 Icon_minitimeSam 10 Nov - 14:25

Chapitre VI
La caravane de la mauvaise fortune.





Le ciel s’obscurcissait au fur et à mesure que Drambam approchait à pas feutrés de la voiture délaissée. Stronc marchait lui aussi précautionneusement à ses cotés. Drambam était à présent persuadé d’entendre quelqu’un un ronfler, tout proche. En la surprise et l’incompréhension qui s’affichait sur le visage de Stronc, Drambam comprit que le prêtre était lui aussi troublé par ce bruit. Seul les hennissements des chevaux et son du vent fouettant leurs vêtements s’ajoutaient aux sons des mystérieux ronflements. Personne n’était présent aux abords de la voiture, personne à l’avant à la place où habituellement un homme tenait les rennes et dirigeait les chevaux . Le son devait donc venir de l’intérieur.
Drambam scruta les alentours, il s’imaginait à tout instant voir un cocher surgir du vert des plaines et les interpeller. Mais nul ne se présenta. Chaque souffle, chaque inspiration qui formaient ces ronflements étaient un appel à la curiosité de Drambam. Alors, se sentant un peu honteux, il ouvrit la porte de la voiture et pénétra à l’intérieur.
Le plancher craqua légèrement sous ses pas alors qu’il avançait à l‘intérieur. Quelques places étaient disposées à l’avant par des bancs de bois, et Drambam découvrit sur l’un de ces bancs la source des ronflements. Un enfant était allongé et semblait dormir profondément. Il était vêtu d’une petite cape verte munie d’une capuche qui masquait son visage, et d’une petite armure en cuir, cependant encore trop grande pour le petit être. Le félin se détourna de lui et inspecta l’arrière de la voiture. C’était apparemment une voiture destiné au transport, car Drambam remarqua à l’arrière des tonneaux, des jarres et divers récipients contenant des victuailles en tout genres: de la viande, des fruits, des céréales, de l’eau, du vin et même quelques épices. Cette caravane était sûrement destiné à approvisionner les villages voisins dans la province.
Mais alors que Drambam salivait à la vue de toutes ces bonnes choses, il remarqua un changement soudain: il n’entendait plus les ronflements si intrigants qui l’avaient conduit dans cette voiture. Il se retourna instinctivement. Devant lui, l’enfant présumé se tenait debout le visage toujours caché par sa capuche verte. Il tenait fermement une dague dans la main droite et se trouvait tout prés du félin, et Drambam réalisa qu’il ne l’avait même pas entendu approcher ou même dégainer sa dague. Drambam resta figé, il ne pouvait pas tenter de prendre ses armes sous peine d’être poignardé, il resta donc là fixant cet étrange personnage, qui finit par l’interpeller.

« -Va t’en, et donne ta bourse avant! » Lui cria-t-il.

Drambam resta sous le choc. Cette voix, elle ne ressemblait en aucun cas à celle d’un enfant. C’était la voix d’un homme, d’un adulte, elle était assez grave et rauque. C’était comme si cet enfant avait mué précocement.

« -T’es sourd! J’ai dit donne moi ta bourse et va t’en! »

Drambam s’apprêtait à saisir sa bourse remplie de gozs quand il vit Stronc, qui jusque là était resté sagement dehors, plonger sur le personnage qui allait lui dérober son or. Il s’empressa de lui venir en aide et réussit à arracher des mains de cet étrange enfant la dague qu’il tenait. La force dont disposait cette petite personne n’était pas non plus celle d’un enfant. Il était en effet bien plus fort qu’il n’en avait l’air.
Drambam lui confisquait sa dague pendant que Stronc le maintenait plaqué sur le plancher de la voiture. La petite personne se débattait avec vivacité et ils ne furent pas de trop à deux pour la maîtriser.

« -Regarde, c’est un halfelin. » indiqua Stronc lorsqu’ils eurent maîtrisé le forcené.

« -Comment?! » Répliqua Drambam. Il n’avait jamais été confronté à ce mot et ignorait tout de ce qu’il signifiait.

« -C’est une race particulière. Regarde! »
Stronc abaissa la capuche du mystérieux halfelin, laissant découvrir un visage aux traits fins mais qui était celui d’une personne adulte. L’halfelin ne portait néanmoins pas de barbe. Ses yeux étaient d’un gris clair qui contrastaient avec la blancheur de sa peau. Ses cheveux noirs, courts et bouclés n’étaient pas très entretenus et semblaient assez gras. Il ne devait pas mesurer plus d’un mètre mais mis à part ce détail, sa morphologie était semblable à celle d’un homme adulte.

« -Lâchez moi! » Brailla-t-il de sa voix rauque.

« -D’accord, » accepta Drambam, « mais reste tranquille! »

Drambam et Stronc desserrèrent leur prise et l’halfelin put se relever. La première chose que fit le petit homme en se relevant fut de remettre sa capuche verte en place sur sa tête.

« -Qui es-tu? » Demanda alors Stronc.

« -J'suis la reine D'artakemen, ça s'voit pas?" Lâcha il dans un ricanement désagréable.

Drambam fut loin d'apprécier cet humour qui était peut être typique des halfelins, quoi qu'il en fut, le félin ne put résister à l'envie meurtrière qui le consumait. Il saisit le cou du halfelin et le souleva d'une main pour amener son visage au niveau du sien, tout en menaçant le petit homme avec sa propres dague.

«-Qui es-tu?! » répéta t'il en insistant davantage sur le premier mot.

«-hé, on se calme, l'ami! Appelez moi Neff... » parvint il à articuler l'halfelin. Drambam le reposa et le lacha.

«-'seriez pas des gardes de Trisidor, par hasard? non?» demanda Neff.

-Non. » répondit Drambam en arborant un léger sourire. « Nous sommes des aventuriers. Lui c’est Stronc, un prêtre de Helm et moi je suis Espiling Drambam Boeigage Wondega…

-Abrège! » L’interrompit Neff

« -Appelle-moi Drambam. » acheva le félin, avant de poursuivre . « Pourquoi est-ce que tu m’as attaqué… Neff?

-On ne t’a pas trop fait mal au moins? » ajouta Stronc.

« -Nan. » Lâcha l’halfelin.  « Et je t’ai attaqué parce que vous vouliez me piller!

-Mais non! » se défendit Drambam.

« -Si! Avoues-le ! »

Drambam ne répondit pas tout de suite, il prit une profonde respiration avant de répondre et changer de sujet.

« -Et comment se fait il que tu sois dans une voiture avec de quoi rassasier un village tout entier?

-Jll’ai volé, l'ami » Répliqua Neff, visiblement fier de lui.

« -Mais c’est mal! » S’exclama Stronc.

« -Ah oui? » rétorqua Neff avec un ton très sarcastique. « Ils auraient pu me prévenir quand je m’en suis emparé! »

Drambam éclata de rire. Stronc en revanche, paraissait très sérieux il lança un regard plein de reproches à l’halfelin qui semblait l’ignorer.

« Et tu n’as pas peur d’être puni?

-Les gardes j'préfère les éviter, si vous voyez c'que j'veux dire, mais la couleur des Goz vaut bien le risque des ombres du cachot ! » Stronc se tourna vers Drambam. Ce dernier toujours en proie au rire semblait avoir déjà de l’affection pour Neff.

« -Et vous vous qu’est-ce que vous faites par ici? » Demanda Neff.

« -On est à la recherche d’une statuette pour un certain comte Archimemmon. » Répondit le félin.
Mais soudain, Drambam eut une idée. Ce Neff semblait avoir de grandes dispositions et les évènements récent auxquels il avait fait face avec Stronc étaient révélateurs de faiblesses dans leur groupe. A l’évidence, deux aventuriers, ce n’était pas assez. Cette quête devait leur réserver bien d’autres surprises et seuls, ils n’arriveraient peut être pas à les contrecarrer. Et puisque Neff semblait aimer l’argent, il savait comment lui demander…

« -Au fait, Neff. Aimerais-tu nous rejoindre pour trouver cette statuette et la ramener à Trisidor?

-Ce serait avec plaisir, mais qu’est-ce que j’y gagne?

-Eh bien, il y a une récompense.

-Ah ouais? Elle est de combien cette récompense? » Demanda Neff avec appréhension.

Drambam était presque certain d’entendre une phrase comme celle là sortir de la bouche de Neff. Il abattit alors sa carte-maîtresse, l’argument ultime:

-Dix mille gozs! »

Neff écarquilla les yeux. Il n’en revenait pas!

« -Dix mille?! » Répéta-t-il.

« -Oui, Dix mille. » assura le félin avec un sourire. « Nous sommes trois, ce qui fait » -il fit un rapide calcul- « environ trois mille gozs chacun. Ça ne t’intéresse toujours pas?

-Si, si! » Répliqua Neff d’un air ravi. De son côté, Stronc semblait pensif.

« -Alors tu vas nous accompagner? » proposa le prêtre.

« -Marché conclut ! » S’exclama Neff en se levant pour tendre une poignée de main à Drambam.
Drambam lui serra la main, heureux de compter nu nouveau compagnon dans son groupe.

« -Vous pourriez me rendre ma dague, maintenant? » réclama L’halfelin.

« -Tiens. » Accepta Drambam en lui tendant l’arme exigée. Mais le félin se hâta de poursuivre: « Mais attention, je ne te fais toujours pas confiance! »

« -Ne vous inquiétez pas! » Assura Neff en rangeant sa dague dans sa ceinture. Son arme était à présent caché par sa cape verte. « Je suis un bon gars quand on me connaît. »

« -Tu sais te servir de ton arme toi? » questionna Drambam.

« -Bien sur! » s’écria Neff, « Mais j’aurais l’occasion de vous le montrer au moment voulu. »

« -On devrait poursuivre notre route. » proposa Stronc.

« -Ouais. Où est-ce qu’on est censé aller?

-Explique lui donc, Stronc; pendant que je vais fouetter les chevaux. »

Stronc expliqua le pourquoi de leur quête et les lieux où ils devaient trouver les fragments de la statuette de Barbouillage. Neff l’écoutait avec attention, assis dans un banc. Stronc lui parla aussi de la première partie de la statuette qu’ils avaient obtenu en lui montrant le socle de cristal en guise de preuve.
Soudain un claquement se fit entendre suivit du hennissement des chevaux. Le véhicule se mit alors en branle pendant que les sabots des chevaux martelaient périodiquement le sol. La voiture suivit alors le tracé de la route, conduite par Drambam tandis que Stronc et Neff parlaient toujours.

Drambam tenait toujours les rennes et observait le paysage qui défilait à une vitesse rapide, bien plus rapide qu’il n’en avait l’habitude. Son moyen de transport de prédilection était la marche à pieds, mais puisqu’ils avaient un moyen de transport rapide et sur sous la main, ils n’allaient pas refuser. Après plusieurs minutes rythmées par les « pataclop » répétitifs des coups de sabots, Stronc revint à ses cotés.
« -Ça est, je lui ai tout dit.

-Bien. » Se contenta d’ajouter Drambam.

« -Mais, que se passera-t-il quand il apprendra que la récompense n’est pas de dix mille gozs? » susurra Stronc de manière à ce que seuls Drambam et lui puissent entendre.

« -Mais la récompense est bel et bien de… » voulut répondre Drambam, mais il s’interrompit. Il venait de réaliser qu’il avait faillit faire une erreur. En effet il avait menti à Stronc sur le montant de la récompense, pour s’assurer de sa loyauté du prêtre qu’il ne connaissait pas du tout à ce moment là. Comment Stronc réagirait t’il en sachant que son camarade félin lui avait menti?

« -Drambam…? » appela Stronc en agitant sa main devant les yeux vides.

« -Oui euh.. Nous verrons cela au moment opportun. » répondit finalement Drambam.

Ils voyagèrent toute la matinée à bord de la voiture et déjeunèrent même en roulant. Et ce n’est qu’au bout de longues négociations que Neff accepta de partager avec Drambam et Stronc ses nombreuses victuailles. Le repas fut copieux et succulent. Drambam mangea de tout son soûl et se sentit bien plus lourd après avoir mangé. Pendant le voyage tous trois discutaient pour en apprendre un peu plus les uns sur les autres. Et après une longue discussion, Drambam commençait à se faire une idée du caractère de Neff. L’halfelin avait une fâcheuse tendance à se vanter et à agacer mais dans l’ensemble, c’était quelqu’un de sympathique.

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MessageSujet: Re: MYSTRAS: Tome 1   MYSTRAS: Tome 1 Icon_minitimeSam 10 Nov - 14:25

Ils continuèrent leur route dans l’après midi, se rapprochant rapidement de leur destination. Le ciel était très couvert et la pluie pouvait se déclarer à tout moment. Mais rien ne pourrait entamer la joie qui brûlait ardemment dans le cœur de Drambam, du moins, c’est ce qu’il croyait…

Et, alors qu’il n’étaient plus qu’a quelques kilomètres des égouts de Dolménir, ils virent plusieurs silhouettes sombres surgir des buissons et leur barrer les routes. Effrayés, les chevaux stoppèrent leur avancée et se cabrèrent en hennissant. La voiture s’arrêta brutalement et Drambam, assis à la place du conducteur, manqua tout juste de perdre l’équilibre. Stronc lui aussi put éviter la chute en se cramponnant à lui. (Drambam se demanda d’ailleurs s’il ne l’avait pas fait exprès.) Et Neff qui était allongé sur un banc à l’intérieur à ce moment là, se retrouva face contre terre. Tous trois se redressèrent et entendirent une voix les interpeller.

« -Qui que vous soyez, abandonnez tout espoir ainsi que votre or! »

Drambam était persuadé d’avoir déjà entendu cette voix, mais il ne parvenait à se rappeler où et quand. Devant lui, cinq bandits dont trois armés d’arbalètes leur jetaient des regards noirs.

« -Mais qu’est-ce qui se passe dehors?! » Dit Neff en arrivant près des deux acolytes.

« Silence! » Hurla l’homme qui leur avait déjà parlé. « Laissez nous votre or, ou sinon… hein, encore vous ?!

-Tu les connais? » Demanda un autre bandit.

« -Oui, le poilu et l’autre en blanc c’est eux qui nous ont battu hier!

-T’as raison, c’est eux! » justifia un autre brigand armé d’une épée.

Drambam se souvenait à présent, ces hommes c’étaient les bandits que lui et Stronc avaient terrassé au terme d’une embuscade. Il reconnaissait le visage de l’homme qui l’avait attaqué, avec un détail différent cependant: il lui manquait à présent une dent. Drambam avait du la lui casser dans la bagarre de la veille. Il reconnaissait également son second agresseur, portant lui aussi un sabre, et celui de Stronc qui était armé d’une dague ainsi que d‘une arbalète qu‘il portait dans l‘autre main. Il se disait à présent qu’il aurait mieux fait de les pendre par les pieds à un arbre et les laisser pourrir, et non d’écouter Stronc. De plus les bandits avaient fait appel à leurs collègues, car les deux autres bandits qui eux portaient des arbalètes chargées lui étaient inconnus.

Neff lança un regard interrogateur à Drambam et Stronc.

« -Oui, on est très célèbres par ici! » lui dit Drambam en essayant de faire un peu d’humour dans ce moment critique.

« -Le monde est petit! » Déclara le voleur à la dent cassée en s’esclaffant. « Maintenant, donnez-nous vos biens et nous vous laisserons passer.

Mais alors, Drambam eut une idée. C’était dangereux, mais en cas de réussite, ils seraient tous tirés d’affaire.

« -Venez donc les chercher! » Lança-t-il aux bandits.

« Venez donc les chercher… » répéta à voix basse le bandit à la dent cassée en faisant une mauvaise imitation de la voix et de l’accent de Drambam. Il désigna deux bandits et leur fit signe d’aller vers la voiture. Les deux sous-fifres acceptèrent sans broncher et commençaient à faire le tour de la carriole, laissant le chef face à Drambam accompagné de deux arbalétriers.
C’était le moment idéal pour forcer le barrage, Drambam le savait et fouetta les chevaux à l’aides des rennes qu’il tenait toujours entre les mains, à grands renforts de « Yaaah! Yaaah! ». Les chevaux obéirent immédiatement et se lancèrent dans un galop endiablé. Les bandits à l’avant n’eurent d’autre choix que de s’écarter précipitamment pour ne pas être piétinés. Un des arbalétriers eut le temps de tirer un carreau vers Drambam mais dans sa précipitation il manqua sa cible et le projectile alla se ficher dans le bois de la carriole. Drambam continuait de fouetter les chevaux qui galopaient de plus belle et au milieu de tout le vacarme des étalons et des bandits désorganisés Drambam put néanmoins entendre « tuez les ! ».
Drambam percevait le déclic des arbalètes alors que les carreaux volaient de tous les cotés. Un d’entre eux manqua Neff de quelques centimètres. Stronc brandit alors son bouclier pour protéger ses deux compagnons et il eut raison car un des projectiles ricocha par la suite sur son écu.
Au loin on pouvait entendre les brigands courir et proférer toutes sortes de jurons à l’encontre des aventuriers. Drambam laissa échapper un rire de satisfaction, fier de s’être échappé au nez et à la barbe de leurs ennemis. Stronc arbora un léger sourire et Neff exhiba quelques signes grossiers vers les bandits tandis que la voiture s’éloignait rapidement.
Ils étaient à présent à une confortable distance des bandits, mais un carreau perdu siffla dans l’air et alla se planter en travers de la gorge massive du cheval de gauche. La bête continua de courir, plus lentement cependant, luttant contre la douleur, contre l’implacable main de la Mort qui se refermait sur son âme. Le pauvre animal, mortellement touché, hennit pour la dernière fois avant de se laisser tomber par terre. L’autre cheval fit de son mieux mais il ne put tirer tant de poids cumulé, et la voiture s’arrêta brusquement.
Cette fois, Drambam ne put échapper à la chute et tomba par-dessus bord. Il put se relever en titubant légèrement, et lança un regard triste à l’animal qui gisait tout près de lui; cet animal qui lui ne pourrait plus jamais se relever. Stronc et Neff réussirent à s’extirper de la voiture et le rejoignirent. Drambam dégaina Coup-rage, de sa main droite, et sectionna les liens qui retenaient l’autre cheval à la voiture. Une fois libre, l’animal n’attendit pas et s’en alla sans remercier son sauveur.

« -Partons! » ordonna Stronc, « ils vont arriver!

-Oui mais, ma carriole, mes vivres?! » s’écria Neff.

« -Pas le temps, on les laisse ici.

-Je les hais! » laissa échapper Neff en courant droit devant lui, suivi par Stronc. Mais Drambam lui, ne bougea pas. Il se dit qu’il devait faire comme les autres, il devait fuir pour sauver sa vie. Mais il se rappelait le déshonneur qu’il ressentit lors de sa première aventure, dans laquelle il avait été contrait de s’échapper. Il avait promis alors de ne plus reproduire cette action humiliante.

« -Drambam! Viens! » Lui ordonnait Stronc alors qu’il le tirait par l’épaule pour le forcer à avancer.

« -je… j’arrive. » Dit Drambam.

Lui et Stronc se mirent à courir d’un pas précipité, sans se retourner. Neff n’avait pas attendu qu’on le lui demande pour prendre ses jambes à son coup et était déjà loin devant.

Ils continuèrent de courir, toujours aussi vite… combien de temps, Drambam ne put le dire. Ils coururent jusqu’à l’épuisement total, jusqu’à-ce qu’il ne puissent plus mettre un pied devant l’autre et ils firent alors tous trois une pause.

« -Je les déteste! Je les hais!!! » n’avait pas arrêté de proférer Neff tout au long de leur marathon.
« Je les déteste! » Répéta il pour la n-ième fois. Je jure qu’à partir de maintenant, je pillerai les voleurs qui s’en prennent à moi jusqu’à leurs vêtements! Je…je…. » Mais Neff était lui aussi essoufflé et la fatigue lui ordonna de se taire. Son visage était écarlate et inondé de sueur. L’halfelin se laissa tomber dans l’herbe fraîche pour récupérer.

« -Où sommes nous? » demanda Stronc, haletant. Lui aussi était étalé dans l’herbe.

« -Je ne sais pas. » répondit Drambam. « Je n’ai pas regardé la carte. Mais on ne doit plus être très loin. »

Ils attendirent quelques minutes avant de se remettre en route, suivant toujours la route. Le temps leur parut bien plus long maintenant qu’ils devaient fournir un effort pour avancer.

« -C’est après vous qu’ils en voulaient, hein? » Demanda Neff une fois remis.

« -Oui » répondit Drambam.

« -J’en…

-Mais ne va pas croire qu’ils auraient été plus cléments si tu aurais été seuls. Oui, c’est nous qui hier les avons vaincu pour sauver nos vies. Qu’est-ce que tu aurais fait à notre place, tu les aurais laissé te piller tous tes gozs?

-T’as raison. »

« -Tu es quelque un d’intrépide pas vrai? » Poursuivit Neff, « parce que foncer comme tu l’a fait… »

Drambam n’ajouta rien. Il n’aimait pas se vanter de ses exploits, même si celui-ci ne s’était pas passé comme prévu. Peut être que parce qu’aussi loin qu’il se rappelle, il se vantait très mal. Et son entourage désapprouvait ce comportement.

Plus personne ne parlait, chacun puisait dans ses forces pour avancer et l’ambiance était plutôt maussade. La pluie qui se préparait depuis le matin finit par leur tomber dessus à ce moment. Drambam détestais la pluie, et en général tout ce qui se rattachait un peu trop à l’eau. Cependant il ne jugea pas utile d’émettre une plaine puisque ça ne ferait pas cesser la pluie. Il essaya de protéger la carte en la plaçant sous sa cape mais le parchemin fut tout de même un peu mouillé.
Ils traversaient à présent un champ de menhir et Drambam jeta un œil à la carte. Il s’arrêta net. Là ou était marqué « EGOUTS DE DOLMENIR » sur la carte, de petits dessins à l’encre figuraient tout autour et représentaient des menhirs.

« -Qu’y A-t-il ? » demanda Stronc.

« -C’est ici . » Répondit Drambam.

« -Mais il n’y a rien ici! » protesta Neff.

« -Oui mais des petits menhirs sont dessinés à l’endroit où figure les égouts de Dolménir. Regardez tout autour, c’est un champ de menhirs.

-Une minute. Les égouts ne sont-ils pas censé être en sous-sol? » Demanda Neff.

« -Mais oui! » s’exclama Drambam. « Nous sommes juste au dessus! Séparons nous l’entrée doit être quelque part ici. »

Le groupe se scinda alors et chacun prit une direction différente. De son côté, Drambam examina le sol et observa les menhirs mais il ne trouvait rien d’anormal. Un cri retentit alors qui capta toute son attention.

« -Hé, v’nez voir les gars! »

C’était Neff qui avait trouvé quelque chose. Drambam sentit l’excitation monter en lui. Il était persuadé d’être tout proche de ces égouts. L’espoir qu’avait fait naître Neff lui insuffla assez de forces pour courir jusqu’au halfelin.
Stronc les rejoignit peut de temps après. Neff se tenait devant un menhir qu’il était en train d’examiner.

« -Regardez! La roche qui se trouve ici, est différente de celle là. » expliqua Neff. « En plus, il y a de l’eau qui s’infiltre la dedans. »

La pluie s’était intensifié et ils étaient à présent tous trempés jusqu’aux os. Drambam avait beaucoup de mal à garder la carte au sec.

-Hmm, en effet. » répondit Drambam. « Bien vu! Il doit y avoir une sorte de passage secret dans ce menhir. »

« -Comme dans le manoir avec le levier caché sous l’escalier! » s’exclama Stronc.

« -Oui. » Répondit le félin. « Si j’arrivais à… ouvrir le passage… nous… »

Drambam avait poussé de toutes ses forces contre l’étrange paroi rocheuse du menhir. Soudain sans prévenir, cette paroi avait pivoté comme une porte dans un bruit sourd. Drambam tomba en avant et dégringola sur une surface inclinée vers le bas et incroyablement inconfortable, il termina sa course deux mètres plus bas, face contre terre. Brisé et momentanément incapable de se relever il sentit une épouvantable odeur lui monter aux narines.

Il venait de trouver les égouts de Dolménir.

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MessageSujet: Re: MYSTRAS: Tome 1   MYSTRAS: Tome 1 Icon_minitimeDim 25 Nov - 7:10

Chapitre VII
Les égouts



« -Drambam! » S’écria Stronc.

Le prêtre dévala les marches de l’escalier qui menait dans ce souterrain- ce même escalier sur lequel avait dégringolé Drambam la tête la première, quelques secondes plus tôt. Le reste fut confus pour le félin…

Il s’éveilla dans une noirceur oppressante, et il avait la tête qui tournait. Il entendait des voix graves et déformées l’appeler avec désespoir. Ses joues étaient chaudes et vibrantes.
Lorsqu’il eut repris pleinement le contrôle de ses sens, il se rendit compte qu’il était allongé sur un sol froid et humide, Stronc était penché sur son visage et lui donnait quelques gifles pour le tirer de sa torpeur.

« -C’est bon, il est réveillé ! » Déclara Neff.

« -Drambam, tu vas bien? » Demanda la voix de Stronc, plus aigue que d’habitude.

« -Je… Oui, je crois… » balbutia Drambam sur un ton d’incertitude. Il tâta son visage de ses mains tremblantes. Une substance sèche, et pourtant encore collante était déposée sur toute la largeur de son front. Il ne mit pas longtemps à comprendre qu’il avait dû saigner abondamment. Mais curieusement, son front n’était plus douloureux, et ne comportait pas de plaie. Il n’avait pas non plus de bosses et ses membres avaient l’air en bon état.

« -Je t’ai soigné pendant que tu étais inconscient. » dit Stronc avait un sourire timide. « Mais je n’ai rien pu faire pour ton genou, » poursuivit il.

« -Comment ça, mon genou? » S’inquiéta Drambam. Mais la réponse surgit lorsqu’il voulut se relever. Au moment où il se redressait sur ses pieds, une douleur fulgurante frappa son genou gauche. Le félin serra les dents de douleur et un frémissement le parcourut. Il contemplait à présent de toute sa hauteur Stronc et Neff qui lui faisaient face. Drambam massa de sa main droite son genou endolori par la chute.

« -Mais quelle idée de se jeter la tête la première dans un escalier, l’ami?! T’aurais pu te briser complètement ou pire, briser l’escalier! » dit Neff sur un ton extrêmement acide.

Drambam l’aurait volontiers frappé pour son humour mal placé, mais sa douleur le figea sur place. Il se tourna alors vers l’escalier qui lui avait causé tant de souffrances. En observant ses marches abruptes, et sa hauteur impressionnante, Drambam réalisa l’ampleur de sa chute, et se dit que les conséquences auraient pu être plus funestes. Il se retourna vers Stronc cette fois, et il lui fallut un effort considérable pour poser sa question en ignorant ses souffrances:

« -Je suis resté évanoui pendant combien de temps?

«-Quelques minutes seulement, tu as subi un simple traumatisme. Tu arriveras à marcher?

-Aïe!… Oui, ça ira. »
Drambam ne voulait pas alarmer davantage Stronc en lui faisant part de ses réelles sensations, la quête passait avant son confort et il ne pouvait se permettre de la retarder. Mais soudain, il ressentit la désagréable impression d’avoir oublié quelque chose. Il posa son regard sur ses mains vides et son cœur se serra.

« -La carte?!Où est elle?! » s’écria-t-il.

« -Du calme l’ami! C’est moi qui l’ai, regarde. » Neff déplia le parchemin devant Drambam pendant que ce dernier reprenait son souffle. « Tu l’as lâché pendant ta chute. »

« -Bien. Alors, c’est ici? » demanda Drambam.

« -Et oui! » répliqua Neff. « Bienvenu dans les égouts de Dolménir! C’est charmant hein? 

-Si on veut… » répondit Drambam. L’étrange lieu dans lequel il se trouvaient lui paraissait moins obscur maintenant que ses yeux s’y étaient habitués. Un rayon de lumière passait à travers l’ouverture par laquelle Drambam était brutalement entré et chassait la pénombre sur quelques mètres. Il pouvait clairement voir qu’un tunnel s’ouvrait à environ trois mètres devant eux.

« -Il nous faut une torche. » proposa Stronc.

« -J’ai ce qu’il faut… » murmura Drambam pendant qu’il fouillait dans son sac. Il en tira quelques bandelettes de tissus et une pierre à feu. « Il nous faut quelque chose à brûler..

-Je m’en occupe! » L’interrompit Stronc. Il prit la pierre et les lambeaux de tissus et monta les marches d’escalier. En sortant du passage secret, il bloqua les rayons de l’Astre et sa silhouette se dessina sur le sol du souterrain.
Drambam s’assit, adossé à un mur glacé pour atténuer la douleur qui se faisait très vive. Neff resta silencieux, son visage caché sous sa capuche verte. Drambam pouvait entendre les craquements d’un arbre, sans doute Stronc était en train de casser une branche pour en faire une torche. Le félin ferma les yeux. Le craquement des branches lui apparaissait comme un cri de douleur de la part de l’arbre torturé; qui se mêlait aux sifflements du vent, comme un enfant à qui on aurait volé son jouet et qui pleurerait de chagrin et de douleur.
Stronc revint quelques minutes plus tard, pendant lesquelles Drambam eut l’impression de s’être endormi car son genou avait un instant cessé de lui faire mal. Le prêtre brandit la branche qu’il venait d’arracher, une flamme fière et dorée se dansait à l’extrémité du morceau de bois.

« -Ça n’a pas été facile, mais j’ai réussi! » s’exclama Stronc comme s’il revenait d’une périlleuse bataille.

« -Ah c’est pas trop tôt! » s’indigna Neff.

« -Tu te sens mieux? » susurra Stronc en s’approchant du félin blessé.

« -oui, ça va. Allons y. »

Drambam se releva avec douceur cette fois mais il sentit tout de même de violentes brûlures à son genou lorsque son pied appuya contre le sol. Stronc était en tête, armé de la torche. Drambam le suivit en boitillant et Neff faisait l’arrière-garde . Ils s’engouffrèrent tous trois dans le tunnel obscure. Le froid se fit encore plus mordant qu’à l’entrée et Drambam dut avancer les bras enroulés autour de la poitrine pour se réchauffer. Devant lui, même la flamme de la torche semblait se recroqueviller de froid et de terreur. Le tunnel débouchait finalement sur une grande salle, qui s’avéra bien être l’égout.
Une rivière fangeuse et artificielle s’écoulait depuis une ouverture en face du groupe à travers une énorme grille de fer. Cette dernière semblait apparemment impossible à briser ou à traverser, et semblait donc infranchissable. La « rivière » s’écoulait vers la droite et disparaissait dans l’ombre. A gauche, une ouverture rectangulaire était présente dans le mur, mais l‘accès était bloqué par une autre grille, plus petite que la précédente cependant. A droite, un couloir suivait le cheminement de l’eau impure des égouts. Il était éclairé par des torches à intervalles lointaines mais régulières, si bien que les zone éclairées et sombres alternaient , avec une prédominance certaine pour l’obscurité.

« -Par où? » demanda Neff.

« -A droite! » ordonna Drambam. Mais Stronc, placé en premier dans le groupe, resta figé.

« -Tu es sur…? » demanda Stronc, il semblait hésitant.

« -Ne me dis pas que tu as peur! » répliqua Drambam, qui ne voulait pas admettre que lui-même se sentait très mal à l’aise dans pareil endroit.

« -Si! 

-Bon, ne t’inquiètes pas. Contente toi de marcher devant et tout ira bien. » dit Drambam pour tenter de consoler Stronc, « tu n’as qu’a brandir la torche et rien ne nous arrivera.

Stronc se mit en marche, suivit de Drambam et Neff. La partie dans laquelle ils se trouvaient était encore bien éclairée par des torches placées au mur. Le groupe avança vers la droite. La lumière des torches murales se faisait plus faible et pâle à chacun de leurs pas. Ils furent bientôt totalement engloutis par les ombres et Drambam sentit son cœur battre de plus en plus vite. Qui sait ce qu’il pourrait leur arriver dans les noires profondeurs d’un sinistre lieu comme celui-ci? Seule la torche de Stronc illuminait faiblement le couloir qui semblait s’étendre indéfiniment.
Ils finirent par arriver près d’une autre torche placée contre le mur, et ils remarquèrent que deux salles se présentaient à eux. Elles étaient situées à la gauche du couloir à quelques mètres du groupe, bien en évidence par plusieurs torches qui les illuminaient. Le couloir, lui, continuait de plonger vers l’inconnu.
Stronc se retourna avec un regard interrogateur, Drambam lui fit signe alors de se diriger vers la première salle, ce qu’il fit avec hésitation. Arrivés à l’entrée de cette salle ils purent en contempler l’intérieur car l’éclairage y était abondant. C’était une petite salle qui ne contenait aucun meuble, exception faite de quatre lits qui étaient disposés en désordre contre les murs. Drambam n’eut aucun mal à identifier les propriétaires de ces lits car quatre gobelins étaient en train de se chamailler dans la salle pour à peine quelques gozs. A l’arrivée du groupe, les quatre créatures s’immobilisèrent et se tournèrent vers Stronc. Laissant de côté leur rancoeurs les gobelins tirèrent chacun leur dague et se ruèrent sur les aventuriers. Le combat commençait.
Les cris suraigus des gobelins déchirèrent le silence oppressant des égouts alors qu’ils chargeaient en direction de Stronc. Drambam tira Coup-rage et Coup-tôt et s’interposa devant Stronc. Ce déplacement précipité entraîna une douleur intense de son genou qu‘il s‘efforça de refouler pour mener à bien le combat. Le premier gobelin, lancé à pleine vitesse s’empala littéralement sur les sabres de Drambam dans un flot ininterrompu de sang et d’entrailles. Le second tenta de poignarder le félin mais ce dernier put éviter la lame d’un pas de coté. Neff tira alors sa propre dague et la planta dans la gorge d’un autre gobelin, l’envoyant ainsi directement en enfer. Stronc quand à lui en frappa un autre avec la torche qu’il tenait à la main. Le gobelin couina de douleur et répondit par un coup de dague qui fut arrêté par le bouclier que Stronc avait brandi. Drambam mit ensuite fin aux souffrance du gobelin brûlé par la torche, en lui en taillant profondément le crâne. Quant au dernier gobelinoïde, Neff se fit une joie de l’abattre alors qu’il tentait désespérément de s’échapper, constatant que ses camarades se faisaient massacrer.

« -Aahah! C’étaient des chiffes molles ! » s’empressa d’ajouter Neff en ricanant, une fois le dernier gobelin mort.

« -Tout le monde va bien? » demanda Stronc.

Neff avait déjà commencé à dépouiller les gobelins de leurs dagues, et des sept Goz pour lesquels ils se bagarraient.

« -Ouais, ça va. » répondit Drambam. Il essuyait les tâches écarlates sur ses sabres avec un pan de drap qu’il avait arraché à un des lits. « C’était un petit groupe maladroit et désorganisé, restons vigilants. » poursuivit il pendant qu’il replaçait Coup-rage et Coup-tôt dans leur fourreau respectif. Stronc acquiesça d’un signe du chef. Derrière Drambam, Neff était en train de faire l’inventaire de ce qu’il avait trouvé.

« -Quelque chose d’intéressant ? » demanda Stronc a l’halfelin. Neff répondit par un haussement d’épaules.

« … Et n’oublies pas que tous ce qu’on trouve ici sera partagé! » ajouta Drambam. « Venez, allons visiter l’autre pièce. »
Stronc reprit la tête, la torche au poing et le groupe repartit de plus belle. L’autre salle était toute proche, et ils l’atteignirent en quelques pas. Cette nouvelle salle était plus petite que la précédente. Un coffre était placé en évidence au milieu de la pièce, posée sur une grosse pierre qui avait des airs de piédestal. Le coffre était fait d’un bois poli à la perfection, sa serrure et ses gonds étaient en fer; un fer d’un gris aussi pur que l’éclat des goz qu’il devait contenir. Drambam s’approcha du coffre avec un sourire avide, mais une petite silhouette le dépassa. C’était Neff qui s’était mis à courir pour arriver au coffre avant le félin.

« -Laisse faire les professionnels, l‘ami! » lâcha Neff alors qu’il faisait signe à Drambam de s’arrêter. « Ah j’peux pas atteindre le coffre. Fais-moi monter l’ami! »

Drambam fit la courte échelle à Neff, qui était trop petit pour examiner le coffre depuis le sol. L’halfelin monta sur la pierre en forme de piédestal et commença à se pencher vers ce conteneur. Il l’inspecta sous tous les angles, jeta un œil dans le trou de la serrure, tapota la surface du coffre, et plaça même son oreille contre le bois pour écouter s’il y avait du bruit à l’intérieur. Drambam trouvait cette expertise fort amusante, mais se garda de faire tout commentaire.
Au bout de quelques secondes d’actives recherches, Neff fit ses conclusions.

« -Tsss, il est piégé! J’en étais sur, mais je vais arranger ça! »

Neff tira de son sac une petite sacoche et l’ouvrit. Il en sortit divers outils métalliques de toutes tailles et de toutes formes, et les inséra précautionneusement dans l’orifice de la serrure un à un. Drambam vit la sueur perler sur la joue de l’halfelin. Le désamorçage était une manœuvre délicate qui au moindre mouvement pouvait sceller le destin de Neff. Aussi, il ne fit rien qui puisse déconcentrer l’halfelin dans son travail.

« -Terminé! » déclara Neff après une attente interminable. « La serrure était reliée par un filament à… sans doute une arbalète cachée dans les parages, mais j’ai réussit à déplacer le fil sans actionner le piège! »

Neff ouvrit doucement le coffre et Drambam eut peur à ce moment qu’il ne soit subitement transpercé d’une flèche. Cependant rien ne se produisit et Neff put ouvrir le coffre et en dérober le contenu. Il s’ avéra que le trésor qu’il contenait n’était pas de l’or mais une bague. Elle était constituée d’un anneau doré surplombé par un petit joyau de couleur rouge. Drambam la prit délicatement des mains de Neff qui, à sa grande surprise, ne rechigna pas. L’halfelin se contenta de froncer les sourcils en fixant le félin. Sans plus de mystère, Drambam enfila la bague à l’annulaire de sa main droite. Il sentit alors une subite contraction de son biceps, suivie par une sensation de fourmillement dans tout le bras droit. Il saisit alors Coup-rage de sa main droite. Était-ce une simple impression ou son sabre lui semblait plus léger qu’à l’ordinaire? C’était comme si un autre bras que le sien, un bras plus robuste et puissant, portait son sabre à sa place. Drambam trouva cette sensation à la fois très agréable et très intrigante.
Stronc et Neff le regardèrent avec de grands yeux. Ils devaient se demander ce qui passait par la tête du pauvre félin.

« -Je crois que je vais garder cette bague avec moi, jusqu’à ce qu’on distribue ce qui va à chacun, d’accord?

-Mais c’est moi qui ai désarmé le coffre! » s’indigna Neff.
Drambam ne répondit pas. Il se contenta de regarder Neff dans les yeux. Et voyant que Drambam tenait toujours son sabre à la main, Neff finit par accepter.

« -Bon d’accord. Tu peux garder la bague, l’ami. Mais le prochain coffre sera pour moi! 

-D’accord! » Accepta Drambam.

« -On devrait continuer, non? » proposa Stronc désignant la torche qui continuait de se consumer.

« -On te suis, l’ami. » répondit Neff en sautant de la pierre qui soutenait le coffre.

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MessageSujet: Re: MYSTRAS: Tome 1   MYSTRAS: Tome 1 Icon_minitimeDim 25 Nov - 7:10

Le trio sortit de la pièce et poursuivit son avancée dans le couloir. La douleur que ressentait Drambam au niveau du genou semblait à présent s’être plus ou moins estompée. Et c’est avec ravissement que le félin constata qu’il pouvait marcher de nouveau normalement.
Le couloir les avalait de plus en plus alors que le froid les mordait sans relâche. A chacun de leur pas, un écho leur répondait. Le goutte-à-goutte qui se faisait entendre commençait à être agaçant mais un autre bruit, bien plus significatif de problèmes, arriva aux oreilles de Drambam. Des petits couinements répétitifs et des petits pas saccadés étaient audible au niveau su sol. La surface sur laquelle ils marchaient à présent était molle par endroits, et dur par autres.

« -Pourquoi le sol a l’air de remuer comme ça? » s’interrogea Neff.
Pour tenter d’obtenir une réponse, Stronc approcha sa torche du sol. Le résultat fut frappant: ils étaient entourés d’une horde de rats qui fourmillaient à leurs pieds en couinant sans arrêt. Face à cette vision abjecte, Stronc eut un sursaut et lâcha dans un cri de terreur la torche dans qui tomba sur le sol, dévoilant encore plus de rats qui se dispersèrent autour de la flamme. Drambam vit certains des rongeurs qui commençaient à grimper le long de ses bottes. Il devait faire quelque chose vite ou ils seraient dévorés par ces immondes bestioles !
Sans attendre, il saisit la torche tel un flambeau et se mit à l’agiter frénétiquement autour de lui pour effrayer les rats. Il sentit deux crocs s’enfoncer dans la chair de sa main lorsqu’il voulut saisir le manche de la torche. Le résultat fut cependant satisfaisant: les rats prirent peur et s’enfuirent dans tous les sens, et au bout de quelques interminables secondes, les rats n‘étaient plus qu‘un mauvais souvenir. Le groupe se retrouva seul. Drambam reprenait son souffle pendant que Stronc essuyait d’un revers de sa manche des sueurs froides qui coulaient le long de son front . Neff proféra toutes sortes de jurons à l’encontre des rongeur en question.

« Ils étaient… en…énormes ! » Balbutia Stronc.

« -Ouais » dit Neff de sa voix grave. « Bon réflexe l’ami!

-Merci.

-Tu as mal? » demanda Stronc au félin. Drambam tâta la morsure que lui avait infligé un des rats et fit une grimace.

« -Ne bouge pas! Je vais t’arranger ça…

-Tu es sur? » demanda Drambam, qui avait encore des doutes sur les compétences de Stronc.
Mais le prêtre ne l’écouta pas et joignit ses mains en répétant une formule mystérieuse.

« -Lääkintä alaikäinen, Lääkintä alaikäinen, Lääkintä alaikäinen, Lääkintä alaikäinen! »

L’échos de Stronc semblait s’amplifier à chaque fois qu’il répétait la formule qui n’avait aucun sens pour Drambam. Et lorsque le prêtre l’eut répété pour la quatrième fois, son échos se perdit dans le vide et Stronc toucha de son doigt la blessure de Drambam. Un éclat d’une blancheur pure apparut au niveau de sa plaie, et la blessure se referma d’elle-même. La douleur s’était tue. Drambam contempla sa main avec des yeux ébahis. La magie des prêtres lui apparaissait de plus en plus impressionnante. Il se contenta d’un bref « merci » et il prit la tête du groupe, avec la torche en main.
Les pas résonnaient faiblement dans le couloir alors que le groupe continuait son avancée, toujours tout droit. Drambam, toujours la torche en main, observait souvent le sol, craignant que quelques autres rats se présentent. Mais aucun rongeur ne vint les tourmenter, et ils arrivèrent bientôt à l’entrée d’une troisième salle, du coté droit du couloir. Drambam vérifia que ses deux compagnons le suivaient et s’engouffra le premier dans la salle. Elle se composait elle-même d’un petit couloir qui débouchait sur une salle carrée de taille moyenne. En arrivant dans celle-ci, Drambam se rendit compte qu’elle était complètement vide. Mais avant qu’il n’ai pu faire quoi que ce soit, un grondement sinistre le fit sursauter. Il put se retourner à temps pour voir un énorme rocher surgir de nulle part et rouler vers la sortie puis se bloquer dans le petit couloir dans un fracas assourdissant. Le rocher s’était placé de telle façon qu’il barrait totalement la sortie aux aventuriers. Neff qui était le dernier se trouvait à quelques centimètres de l’énorme bloc de pierre, et avait manqué de justesse de se faire écrabouiller. Stronc lançait des regards apeurés tout autour de lui, ils étaient enfermés…

« -Non, non! NON !!! » répétait Stronc alors qu’il tentait en vain de dégager le rocher. Neff faisait inlassablement le tour de la salle à la rechercher d’une sortie secrète.

« -Du calme, je crois qu’on s’est fait piéger.. » déclara Drambam.

« -Sans rire?! » Lui répondit la voix rauque de l’halfelin. « comment t’as… hé!

-Quoi?! » s’écrièrent Drambam et Stronc d’une même voix.

« -Y’a… y’a quelque chose là. V’nez voir! »

Le félin et le prêtre se ruèrent vers Neff. Ce dernier désigna un trou parfaitement tracé dans le mur qui semblait très profond.

« -Qu’est-ce que c’est que ça?! »

Drambam observa d’un air craintif cette fente parfaitement découpée dans la pierre du mur. Le trou était bien trop petit pour qu’ils puissent l’utiliser pour s’échapper mais assez large pour pouvoir y passer un bras. Drambam approcha la torche du mur pour mieux examiner la fente. A quoi pouvait-elle bien servir?

« -Une autre! » s’exclama Stronc.
Drambam accourut vers le prêtre. Une autre fente, de même dimension que la précédente, se trouvait dans le mur, précisément en face de l’autre. Sans ajouter mot Drambam fit alors le tour de la salle, balisant chaque mur à l’aide de la pâle lueur de la flamme; il découvrit en tout quatre de ces petites ouvertures, réparties deux à deux sur deux murs opposés.

« -Mais, qu’est-ce qu’on va faire? » demanda Stronc. Le ton fébrile de sa voix laissait aisément deviner qu’il était horrifié.

« -On va sortir d’ici… Tiens, éclaire-moi, je vais voir ce qu’il y a la dedans… » répondit Drambam entendant la flamme à Stronc.

Drambam se mit face à une des ouvertures et commença a y engouffrer son bras. Stronc se tenait juste à coté et tenait la torche de ses mains tremblantes. Le félin sentait la peur de l’inconnu l’envahir soudainement, de même que le froid encore plus intense qui régnait dans cette orifice. Il avait glissé son bras dans l’ouverture jusqu’au niveau du coude quand un sinistre « clic » retentit. Drambam retira son bras hâtivement et s’écarta en un éclair, devinant ce qui allait se passer. Deux flèches surgirent alors du trou et s’élancèrent vers le murs opposé où elles ricochèrent dans un bruit métallique avant de retomber par terre, manquant de peu de se planter dans la chair du félin.
Pantelant, Stronc se rua sur Drambam pour s’assurer qu’il allait bien.

« Ça va, ça va! » lui répondit Drambam pendant que lui-même reprenait son souffle.

« Humpf, tout est piégé… » déclara Neff. « Comme c’est original… »

« Examinons les autres! » répondit Drambam. Son regard s’attarda alors sur une des deux flèches qui avaient failli le transpercer. Il frissonna en voyant la pointe rouillée du projectile sur laquelle semblait avoir été déposé une substance vénéneuse. Une idée lui vint alors, que dire, un éclair de génie le frappa soudainement. Le piège semblait être actionné par l’intrusion d’un objet. Mais il n’avait pas senti de fil ou quoi que ce soit d’autre se rompre juste avant que le piège ne se déclenche. Ce devait donc être une sorte de piège magique.
Drambam ramassa alors une des flèches qui étaient par terre.

« -Écartez vous! » lança-t-il. Neff et Stronc obéirent sans comprendre ce que Drambam avait derrière la tête. Une fois la voix libre, Drambam prit le projectile entre ses doigts et, après une visée de quelques interminables secondes, lança la flèche dans l’ouverture avec une habileté certaine. La flèche s’engouffra parfaitement dans le trou et juste après que Drambam se soit écarté, un nouveau déclic retentit et deux nouveaux projectiles sifflèrent avant de cogner contre le mur d’en face pour finir leur course sur le sol; exactement comme la première fois.
Stronc applaudit timidement Drambam tandis que ce dernier se dirigeait vers la fente. Il y inséra son bras, dans l’espoir de trouver quelque chose… mais rien à part la flèche qu’il venait lui même d’envoyer dans l’interstice.
Avec un grognement maussade, Drambam s’écarta et choisit un nouveau trou. Personne n’osait dire quoi que ce soit. Peut être tous savaient ils déjà qu’ils étaient condamnés? Il réitéra sa technique qui s’avérait payante, mais cette fois il dut s’y reprendre à deux fois pour envoyer correctement la flèche dans l’ouverture. A nouveau il s’écarta mais cette fois les flèches le manquèrent de quelques centimètres. Il s’avança en silence vers le trou ,transpirant, et une fois de plus, y plongea sa main. Cette fois ci, il y avait quelque chose d’étrange à l’intérieur. Un objet froid, dur et vraisemblablement rouillé. Drambam devina qu’il s’agissait d’une sorte de levier et tira dessus.
Un grondement résonna dans toute la pièce. Les murs se mirent à trembler et Drambam s’attendait à les voir se rapprocher ou même s’écrouler sur eux. Mais à la place, c’est le rocher qui se mit en branle, et roula dans un grand vacarme vers la sortie, comme si une main immense et invisible, le faisait rouler. L’énorme bloc de pierre finit par disparaître dans l’ombre, aussi étrangement qu’à son arrivée.

« -Bravo!!! » cria Stronc, qui avait retrouvé sa bonne humeur.

« -Ouais, hmm, pas mal, l’ami… » ajouta Neff en donnant difficilement une tape amicale dans le dos du félin.

« -Venez, continuons. » répondit Drambam à toutes ces acclamations.

Ils sortirent de la salle maudite et continuèrent leur pénible chemin. Ils arrivèrent bien vite à une quatrième et dernière salle, à gauche, car on pouvait voir un mur non loin qui mettait fin à l’interminable couloir. Drambam rendit la torche à Stronc, mais resta en tête. Ils s’avancèrent à pas de loups vers l’ultime salle. Elle était obscure, glauque et sale. Plusieurs tables et chaises gisaient ici et là. C’est alors qu’ils le virent; Dolménir, le maître des lieux. Il était assis contre le mur qui faisait face aux aventuriers, les yeux apparemment fermés. Étrangement, il semblait être seul. Ce détail perturba Drambam car il semblait dénoter chez ce nain une certaine force qui lui permettait de se passer de sbires.

« -Bon, murmura-t-il, je vais faire discrètement le tour. Occupez- le assez longtemps!

-Bonne idée l’ami! » approuva Neff.

Drambam se détacha du groupe et longea les murs de la salle pour en faire le tour. Pendant ce temps, Stronc s’approcha du nain qui se leva en un éclair.

« -Hé! Qu’est-ce que vous fichez là?!! C’est chez moi ici! » Il saisit sa hache avec un regard furieux que même Drambam put remarquer.

« -Non mais attendez, nous avons quelque chose d’important à vous dire! »

Dolménir se figea.

« -Ah ouais hein? Et c’est à quel sujet?

-Euh en fait, ça concerne euh, votre frère, Grisendole c’est ça?

-Mon frère?! Qu’est-ce qu’il a?! »
Le nain légèrement plus en confiance s’approcha de Stronc, avec cependant son arme toujours brandie. Drambam sourit en voyant de quelle ingéniosité avait fait preuve Stronc, alors que le félin continuait de longer les murs.

« -Eh bien, en fait, il lui ait arrivé malheur! » intervint Neff.

« -Comment?! » s’indigna le nain. « Qui a osé…?!

-Il nous a engagé pour que nous vous procurions une protection. Afin qu’il ne vous arrive pas la même chose.. »

Drambam était à présent à coté du mur opposé, à plusieurs mètres derrière Dolménir, et attendait le moment propice pour intervenir.

« -C’est très aimable à lui. » Le nain baissa son arme.

« Mais attendait une moment, » reprit il, « Comment as t’il pu vous engager s’il lui est arrivé « malheur » et que lui est il arrivé au juste ?! …»

C’était le moment idéal pour Drambam. Le félin saisit l’occasion ainsi que ses deux sabres, et s’élança dans un saut à couper le souffle vers le nain. Il atterrit sept mètres plus loin, juste derrière Dolménir, à qui il infligea une douloureuse attaque à l’aide de ses deux sabres combinés. Coup-rage et Coup-tôt déchaînèrent la colère portée par les bras de Drambam et mirent fin à l’existence de Dolménir, tandis que ses dernières paroles se perdaient dans sa gorge à moitié tranchée. Le nain mutilé dégringola sur le sol dans un dernier soupir funeste. Cependant cette attaque avait réveillé un mal endormi chez Drambam. Son genou s’était remit à le meurtrir de sa douleur, mais Drambam ne voulait pas la montrer.

Stronc regarda consécutivement Drambam, puis l’endroit où il se trouvait une seconde plus tôt, c’est-à-dire sept mètres plus loin. Il se gratta la tête tandis que son regard se portait sur les sabres ensanglantés du félin.

« Mais?! Comment tu as fait ça?! » demanda Stronc d’air air perplexe mêlé d’admiration.

« -C’est un truc de félin. On peut sauter haut et loin, c’est tout. » déclara Drambam en lui adressant un sourire de fierté.

« -En tout cas, pas mal l’ami. J’aime bien tes méthodes! » dit Neff

« -Merci. » répondit Drambam tandis que Neff commençait a fouiller le corps détruit de Dolménir.

Pendant ce temps. Stronc essayait d’en savoir plus sur les félin et sur leurs incroyables talents qu’il ignorait jusqu’à maintenant . Mais la voix de Neff vint rompre leur discussion.

« -C’est ça qu’vous cherchez? »

Neff montra une petite forme brillante et transparente, qui ressemblait à un corps de femme, mais la tête ne figurait pas. Drambam prit le morceau de statuette et saisir le socle. Les deux morceaus s’imbriquèrent parfaitement l’un dans l’autre.

« -Magnifique! » s’écria Drambam « Tu as trouvé autre chose?

-Non, rien, rien du tout… » répondit Neff avec un petit sourire au coin des lèvres.

« Si on partait?! » demanda vivement Stronc.

« -Excellente idée! » approuva Drambam.

Le groupe fit demi tour et se dirigea vers la sortie. A la grande surprise de Drambam, rien ne vint se mettre en travers de leur chemin durant le voyage de retour, et ils revinrent rapidement à l’entrée.
La chaleur et la lumière baignèrent Drambam lorsqu’il s’extirpa du menhir qui faisait office d’entrée secrète. Jamais il n’aurait pensé être aussi heureux de revoir cet astre scintillant qu’était le Soleil.
L’après midi était passé plus vite qu’il ne le pensait et la nuit allait tomber d’ici environ deux heures. Stronc et Neff revinrent alors à ses cotés.

« -Que fait on maintenant? On se met en route vers le… bosquet c’est ça? » demanda Stronc, une fois arrivé aux cotés du félin.

« -Non. » répondit Drambam d’un ton calme, les yeux rivés vers la statuette encore incomplète. « Reposons nous ici, je crois que nous l’avons mérité… »

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